/sports
Navigation

Les Essais olympiques de longue piste annulés

Les Essais olympiques de longue piste annulés
JEAN-FRANCOIS DESGAGNES/JOURNAL

Coup d'oeil sur cet article

Robert Dubreuil est convaincu que les Essais olympiques auraient pu se dérouler dans un environnement sécuritaire pour tout le monde et aurait souhaité que Patinage de vitesse Canada (PVC) ne recule pas 48 heures après avoir donné son accord.

«C’est une décision très difficile qui n’a pas été pris à la légère, reconnaît le directeur général de la Fédération de patinage de vitesse du Québec (FPVQ), mais je pense que nous étions capables de sécuriser l’événement. Nous étions prêts à remonter d’un cran les mesures de sécurité qui étaient déjà très élevées. Avec le recul, je réalise que PVC n’était pas aussi solide que je le pensais dans son appui, samedi dernier. Leur position était fragile.»

«Quand la Fédération a été impliqué dans la discussion, PVC était déjà avancé dans sa réflexion, de poursuivre Dubreuil. Même si nous étions biaisés et attendions ce moment depuis 1983, nous avons laissé de côté les émotions et misé sur une approche très cartésienne, mais le poids de l’hôte a ses limites.»

Dans sa décision dévoilée par communiqué, PVC a mentionné que «plusieurs résultats positifs parmi les membres de notre communauté qui s’étaient récemment entraînés à Québec» avaient été détectés tout en ajoutant qu’il n’était pas encore possible de déterminer la source de ces cas.

L’équipe nationale de courte piste a tenu un camp à Québec de mercredi à dimanche dernier afin de cimenter l’esprit d’équipe à l’approche des Jeux. Discrète pendant la journée, PVC a finalement confirmé en soirée qu’un membre de l’entourage de l’équipe nationale de courte piste avait contracté le virus et ne parlait plus de plusieurs résultats positifs. Ce n’est pas un hasard si la présentation de l’équipe olympique qui devait avoir lieu, mardi, a été repoussée au début janvier.

Tête d’affiche

Une crainte hantait les dirigeants de PVC. «Si on forçait la tenue des Essais, PVC était très préoccupé par la possibilité qu’un patineur parmi les six ou sept espoirs de médaille à Pékin contracte le virus, explique Dubreuil dont le fils Laurent représente un candidat très sérieux au podium sur 500m. Ils ne voulaient pas qu’une tête d’affiche de l’équipe contracte le virus le 30 décembre.»

«C’est clair qu’il y avait des risques, mais l’environnement aurait été aussi sécuritaire que celui dans lequel les patineurs vont se retrouver au quotidien à Calgary, affirme le dégé de la FPVQ. Il y a des risques aussi quand tu te retrouves à la maison. Les cas positifs dans l’entourage du monde du patin ont rebrassé les cartes. La hausse des cas les a ébranlé et ils ont tracé un amalgame avec la dangerosité. La région de Québec n’est pas la pire selon les chiffres disponible. À Calgary, ce n’est qu’une question de temps avant que les cas explosent même s’ils sont plus bas actuellement toutes proportions gardées.»

Déçu, Dubreuil ne tient pas rigueur à PVC. «C’est décevant, mais il n’y a pas d’animosité. Il faudra voir si la décision a été la bonne ou pas. La sélection se fera sur papier et je ne peux pas croire que tout va baigner dans l’huile. Peu importe le sport, les critères de sélections sont habituellement clairs et il y a des dossiers qui se retrouvent quand même devant le Tribunal du sport. Il y a aura plus de subjectivité qu’à la normale dans le choix des patineurs.»

Commentaires

Vous devez être connecté pour commenter. Se connecter

Bienvenue dans la section commentaires! Notre objectif est de créer un espace pour un discours réfléchi et productif. En publiant un commentaire, vous acceptez de vous conformer aux Conditions d'utilisation.