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David La Rue sous le choc

Les Essais olympiques de patinage de vitesse longue piste sont annulés

David La Rue
Photo Didier Debusschere La décision de Patinage de vitesse Canada d’annuler les Essais olympiques a complètement a anéanti David La Rue qui voit son rêve de participer aux Jeux de Pékin s’envoler en fumée.

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La décision de Patinage de vitesse Canada (PVC) d’annuler les Essais olympiques s’avère une véritable catastrophe pour certains athlètes qui se verront privés de l’opportunité d’une ultime tentative de se qualifier pour les Jeux de Pékin.

À 23 h lundi soir, PVC a prévenu ses membres que les Essais olympiques prévus du 27 au 31 décembre au Centre de glaces n’auraient pas lieu en raison de la montée importante des cas de COVID-19 reliés au nouveau variant Omicron et de « cas dans l’entourage du patinage de vitesse ».

Si la nouvelle n’a pas d’incidence sur Laurent Dubreuil déjà préqualifié sur 500 m et 1000 m et qui aurait de toute façon fait l’impasse sur l’événement afin d’amorcer un nouveau cycle d’entraînement en prévision des Jeux et sur quelques autres patineurs préqualifiés dans au moins une épreuve, il en va tout autrement pour David La Rue qui s’était retiré des quatre étapes de la Coupe du monde afin de soigner sa blessure au dos.

« Cette décision discrétionnaire de ma fédération m’enlève complètement mon rêve olympique, a déclaré La Rue. Quand j’ai reçu un appel de mon entraîneur (Gregor Jelonek) lundi soir, c’est la dernière chose à laquelle je m’attendais. Cette décision qui favorise certains athlètes au détriment de certains autres n’est vraiment pas facile à digérer. »

impact de la décision

« Depuis quatre ans, toutes mes décisions ont été prises en fonction de mon sport et des informations que je possédais, de poursuivre La Rue. Tout a changé l’instant d’un appel. C’était clair depuis le début que les dernières places seraient attribuées aux Essais sinon j’aurais pu participer aux étapes de la Coupe du monde de Salt Lake City et de Calgary et obtenir une place pour le Canada au 1000 m et au 1500 m. PVC ne réalise pas l’impact que leur décision a sur la vie des athlètes. » 

Si la décision était venue de la Santé publique, la pilule aurait été plus facile à avaler pour le patineur de 23 ans. Même chose s’il avait senti qu’il n’avait pas de chance de se qualifier.

« Si la Santé publique avait déterminé que ce n’était pas possible de tenir l’événement pour des raisons de sécurité, j’aurais assumé la situation, a-t-il raconté. La situation n’était pas différente de l’Europe et de l’Amérique du Nord où les Coupes du monde se sont déroulées dans des bulles. Ça fait vraiment mal que la décision vienne de PVC. »

« Meilleure forme de ma vie »

« Sur la glace et au gymnase, je suis dans la meilleure forme de ma vie, de poursuivre La Rue. Je ne me suis jamais senti comme ça. Il y a deux semaines, mon nouveau physiothérapeute a trouvé mon problème au dos. Je peux m’entraîner à 100 pour cent. J’aurais été amplement capable de prendre ma place. Je n’ai jamais été aussi bon, mais je n’aurai pas la chance de le prouver. »

Béatrice Lamarche se retrouve dans une situation identique, mais pour une raison différente. 

Ses résultats aux nationaux en octobre à Calgary ne lui ont pas permis de se qualifier pour la Coupe du monde, mais elle besognait d’arrache-pied à Québec dans l’espoir de saisir sa chance lors des Essais.

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