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La mairesse vexée du reportage mais l’enquête toujours en cours

La Santé publique tente de déterminer combien des 300 convives ont la COVID-19

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Photo Agence QMI, Maxime Deland Valérie Plante, Mairesse de Montréal

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Cinq personnes ont été placées en isolement à la suite du rassemblement de 300 convives, le 14 décembre, auquel participait la mairesse de Montréal, Valérie Plante.

• À lire aussi: Résultat positif de Valérie Plante: 300 personnes testées d’urgence

Emilia Tamko, directrice des Affaires publiques de la Chambre de commerce de l’Est de Montréal (CCEM), qui organisait l’événement, nous a indiqué par courriel hier que le PDG de la Chambre de commerce faisait partie des gens en isolement préventif.

Selon nos sources confidentielles très proches du dossier, la Santé publique cherchait toujours à savoir hier combien de gens ayant participé au rassemblement ont la COVID-19.

Tous les participants ont été contactés ce week-end par la CCEM et ont été invités à subir un test de dépistage, après que des cas positifs ont été déclarés parmi les participants.

La mairesse elle-même, qui y a tenu une allocution, a passé trois jours plus tard un test de dépistage qui s’est avéré positif.

Il n’est pas exclu qu’elle ait pu infecter d’autres personnes sans le savoir, car l’enquête épidémiologique n’est pas terminée.

Pourtant, lors d’un point de presse où elle réagissait à nos révélations publiées hier, Mme Plante s’est montrée vexée par notre reportage, en laissant entendre qu’elle connaissait déjà les conclusions de l’enquête. 

« La Santé publique aurait clairement dit que ce sont deux événements absolument distincts, a-t-elle affirmé. Elle a déploré « un amalgame » et remis en question la qualité de notre travail.

Plus tôt, sa porte-parole, Catherine Cadotte, nous avait également affirmé ceci : « Selon les informations que nous avons reçues de la Santé publique, il s’agit de deux événements distincts. La Chambre de commerce aurait été appelée à communiquer avec les participants de l’événement à la suite de différents cas positifs recensés, qui ne sont pas liés à la mairesse ».

Info « jamais » partagée

Nous avons demandé à la Santé publique de Montréal s’il était dans ses habitudes d’informer une personne ou une organisation sur les conclusions d’une enquête.

« On ne partage jamais d’information sur les cas spécifiques, liés à des individus. Jamais », a répondu Jean Nicolas Aubé, porte-parole du CIUSSS du Centre-Sud-de-l’Île-de-Montréal. M. Aubé se limite à affirmer pour l’instant que « quelques cas positifs étaient présents à l’événement » et que ces cas « n’étaient pas liés entre eux ». 

Le 14 décembre, un rassemblement comme celui qui a eu lieu au Stade olympique était alors encore permis malgré la hausse des cas. Les participants ne pouvaient retirer leur masque que « momentanément pour boire et manger», selon le gouvernement.

La mairesse était assise avec une vingtaine d’autres personnes à la table d’honneur. Québec impose une limite de dix personnes par table dans les restaurants, mais n’apporte pas de telles précisions dans des conférences et colloques qui se déroulent dans d’autres lieux.

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