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L’épicentre du pays est ici, comme à la première vague

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Le retard du Québec dans l’administration de la troisième dose pourrait en partie expliquer la hausse vertigineuse des cas de COVID-19 depuis une semaine, selon des experts.

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Il y a à peine plus d’un mois, les Québécois pouvaient à nouveau danser dans les bars en vertu d’assouplissements sanitaires, possibles grâce à l’une des plus hautes couvertures vaccinales au pays. Or, en une semaine, le nombre de cas quotidien est passé d’environ 2000 à 6400.

Ce qui pourrait expliquer ce bilan désastreux, c’est entre autres le fait que le Québec est en retard sur la dose de rappel, souligne Cécile Tremblay, microbiologiste et infectiologue au CHUM.

« Elle aurait pu être administrée plus tôt, soutient-elle. On a vu que l’augmentation des cas qui a débuté en novembre [au Québec], ce n’était pas du variant Omicron, mais du Delta, donc on voyait déjà la protection vaccinale s’effriter. »

Le Québec, qui ouvrira les rendez-vous pour la troisième dose aux 60 à 65 ans le 27 décembre, accuse des semaines de retard sur d’autres provinces. L’Ontario, par exemple, l’offre déjà à tous les adultes depuis le 15 décembre.

Face au variant Omicron, la troisième dose permettrait d’atteindre une immunité de 70 % contre les complications graves alors que ce taux se situerait entre 20 % et 40 %. pour les deux doses.

Un délai mortel ?

Non seulement ce retard peut expliquer pourquoi le Québec est davantage frappé, il pourrait aussi provoquer plus d’hospitalisations et de décès, selon le virologue Benoit Barbeau, de l’UQAM.

« Certainement, il y a des chances qu’avec ce délai, on subira plus les conséquences au niveau des décès qui sont encourus », mentionne-t-il.

« Je ne jetterai aucunement le blâme au gouvernement, tient à nuancer M. Barbeau. Le variant Omicron est arrivé, et c’était inattendu. »

La situation au Québec n’est pas sans rappeler que la province avait été plus frappée qu’ailleurs lors de la première vague, au printemps 2020, souligne l’épidémiologiste Benoit Mâsse, de l’Université de Montréal.

« Ça fait deux fois qu’on a cette malchance-là d’être sur un départ sur des chapeaux de roue »

Le facteur du hasard est non négligeable, selon lui, pour expliquer la courbe d’Omicron au Québec. Il dépend entre autres du comportement des premières personnes qui l’ont importé.

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