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Ottawa élargit l’admissibilité à certaines prestations pour répondre à Omicron

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Ottawa bonifie une partie de ses nouvelles prestations d’urgence en élargissant notamment le Programme de soutien en cas de confinement local, pour y inclure les entreprises pouvant rester ouvertes, mais devant réduire leur capacité de moitié ou plus, comme les restaurants.

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De plus, le seuil minimal de baisse de revenu du mois courant pour avoir droit à la prestation passe de 40% à 25%. Ces nouveaux critères permettront aux entreprises admissibles de toucher entre 25% et 75%, en proportion des pertes subies.

Le gouvernement élargit également l’accès à la Prestation canadienne pour les travailleurs en cas de confinement, dont pourront jouir les travailleurs des entreprises à capacité réduite. Ces derniers pourront toucher 300$ par semaine.

Ces modifications, dont la facture est estimée à 4 milliards $, passent notamment par une redéfinition du terme «confinement» tel qu’inscrit dans la loi C-2, adoptée à la toute fin de la session parlementaire de vendredi dernier.

Les entreprises pourront «suivre les nouvelles restrictions provinciales en sachant que le gouvernement fédéral est là pour soutenir tout le monde», a annoncé mercredi, lors d’un point de presse virtuel, la ministre des Finances Chrystia Freeland.

Une «amélioration significative»

Ces ajustements «vont aider des dizaines de milliers de PME à travers le Canada à passer à travers les prochaines semaines, voire les prochains mois», estime Jasmin Guénette, vice-président aux affaires nationales à la Fédération canadienne de l’entreprise indépendante (FCEI).

«Est-ce que ça règle tous les problèmes? Non. Est-ce que c’est suffisant pour tout le monde? Non. Mais à tout le moins, c’est une très bonne amélioration», a-t-il affirmé en entrevue.

M. Guénette croit toutefois que l’annonce d’Ottawa laisse de côté un bon nombre d’entreprises qui pourraient aussi faire les frais d’Omicron, soit celles où la réduction de capacité ne s’applique pas, comme les entreprises de nettoyage ou de transport.

La FCEI croit qu’Ottawa devrait restituer le Compte d’urgence pour les entreprises canadiennes, un programme de prêt avec portion subvention qui a pris fin au mois de juin. Ce programme a dépanné près de 900 000 entreprises et organismes au pays.

Les entreprises fondées après le début de la pandémie n’auront pas droit aux programmes annoncés, une «iniquité» aux yeux de Jasmin Guénette.

Sont aussi exclues des aides fédérales les entreprises publiques qui augmentent la rémunération de leurs cadres supérieurs ou qui paient des dividendes en 2022.

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