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Malgré le resserrement, les hôpitaux pourraient déborder

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Les dernières mesures annoncées par Québec pourraient ne pas suffire à empêcher le débordement des hôpitaux, rapportent deux organismes de santé publique, à quelques heures d’une conférence de presse du premier ministre, François Legault.

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C’est ce que concluent deux organismes qui conseillent le gouvernement, soit l’Institut de santé publique du Québec (INSPQ) et l’Institut d’excellence en santé et en services sociaux (INESSS).

Bien que les mesures sanitaires, la vaccination et le dépistage massif ralentissent la transmission d’Omicron au Québec, l’INSPQ considère deux hypothèses de transmissibilité et d’échappement vaccinal du nouveau variant de la COVID-19. Selon le communiqué envoyé mercredi, Omicron pourrait être aussi sévère que le variant Delta ou, encore, trois fois moins sévère que ce dernier. Différents scénarios ont donc été établis afin de procéder à une projection de l’évolution de la COVID-19.

«Sans mesures sanitaires, le modèle prédit une augmentation exponentielle des cas et des hospitalisations, et ce, dans tous les scénarios considérés», a indiqué l’INSPQ dans son communiqué.

Contacts sociaux: vecteur de transmission numéro 1

Au contraire, une forte adhésion de la population aux mesures sanitaires annoncées les 16 et 20 décembre pourrait permettre de ralentir l’augmentation des cas et des hospitalisations suffisamment pour rester sous le pic de janvier 2021. Cependant, l’INSPQ estime que si le variant Omicron est aussi virulent que Delta, on pourrait voir le nombre de nouvelles hospitalisations dépasser ce pic.

«Les données des derniers jours nous démontrent qu’Omicron s’est rapidement répandu au Québec en raison de la diminution de la protection de base conférée par deux doses des vaccins, la faible couverture vaccinale avec la troisième dose et l’augmentation des contacts sociaux effectifs. La plus grande prudence est de mise particulièrement sur le plan des contacts sociaux qui demeurent les principaux vecteurs du virus», a expliqué Éric Litvak, vice-président aux affaires scientifiques à l’INSPQ.

Intensification rapide

L’INESSS, de son côté, entrevoit «une intensification rapide du nombre de nouvelles hospitalisations et des taux d’occupation des lits COVID au cours des trois prochaines semaines».

Ainsi, d’ici là, l'occupation des lits réguliers et de soins intensifs par des patients COVID pourrait atteindre 80 % du sommet observé en janvier 2021, au plus fort de la deuxième vague qui avait forcé le gouvernement Legault à instaurer un couvre-feu.

Selon le modèle statistique utilisé par l’INESSS, qui calcule le nombre d’hospitalisations projetées en fonction des cas déclarés de COVID-19, 323 personnes testées positives au virus la semaine dernière présentent un risque élevé de se retrouver à l’hôpital. De ce nombre, 101 pourrait devoir se rendre aux soins intensifs.

Malgré tout, la proportion des cas qui nécessitent une hospitalisation reste «assez faible» à moins de 2 %, note l’INESSS.

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