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Absence du personnel: «on est déjà dans le pétrin»

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De jour en jour, Omicron gagne du terrain; à Montréal, une augmentation de 60% des hospitalisations a été enregistrée.

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À l'hôpital de la Cité-de-la-Santé, à Laval, 47 infirmières sont en arrêt de travail après avoir été en contact avec une personne infectée ou avoir contracté la maladie. Trois urgentologues et sept psychiatres du CISSS ont aussi contracté la COVID-19.

«Ça met de la pression sur les équipes. Il y a plusieurs éclosions en ce moment sur les étages. Il y a cinq éclosions, minimum. Donc, les patients restent plus à l'urgence et montent moins vite, donc ça met de la pression aussi sur l'urgence et sur tout le système de santé de la Cité-de-la-Santé de Laval», explique Dereck Cyr, président par intérim du Syndicat des infirmières, inhalothérapeutes et infirmières auxiliaires de Laval. 

La situation est généralisée à l'ensemble de la province. La capacité hospitalière est diminuée par le nombre de membres du personnel qui sont malades. 

À Montréal, ce sont 1200 travailleurs de la santé qui sont en arrêt en lien avec la COVID. 

«Tous les cas des soins intensifs sur l'île de Montréal ou ailleurs sont des gens qui ne sont pas vaccinés. Donc, cette population-là qui n’est pas vaccinée, ces gens, j'espère qu'ils ne vont pas se rassembler, parce que ça pourrait devenir une lourdeur importante pour le système de santé», explique pour sa part le Dr Stanley Vollant, chirurgien à l’hôpital Notre-Dame. 

Même son de cloche dans la région de Lanaudière.

«On est déjà dans le pétrin parce qu’on n’a pas assez de personnel pour garder tous nos lits ouverts. Les lits fermés, ce n’est pas parce qu'il y en a qui sont en train de prendre des forces, c'est littéralement parce qu’on n’a pas assez de gens pour les garder ouverts. Et malgré tout ça, on a du TSO pour les équipes. Donc, c'est sûr que c'est un stress de savoir que le nombre d'hospitalisations peut augmenter», exprime la Dre Amélie Boisclair, médecin intensiviste à l’hôpital Pierre-Le Gardeur. 

L’épidémie change

Et l'épidémie change. Alors que la contagion se faisait massivement dans les écoles, c’est au tour des jeunes adultes de propager le virus. 

«Les taux d'incidence les plus élevés sont dans les groupes d'âge des 18 à 44 ans et encore plus élevés chez les 18-34 ans. Ce groupe-là, les 18-44 ans, représente plus de 60% de nos nouveaux cas, donc, clairement, des jeunes adultes via des contacts sociaux», a précisé Dre Mylène Drouin, directrice de la santé publique de Montréal.

Les autorités sanitaires, les travailleurs de la santé et le ministre Christian Dubé ont tous le même message aujourd'hui: évitez les rassemblements durant le temps des Fêtes pour épargner le milieu hospitalier.

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