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Omicron: la Santé publique débordée à Montréal

Omicron: la Santé publique débordée à Montréal
MARIO BEAUREGARD/AGENCE QMI

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Le variant Omicron frappe de plein fouet la métropole, qui recense une flambée des cas. La direction régionale de santé publique (DRSP) de Montréal, qui peine à répondre à la demande, sollicite la collaboration des citoyens. 

Seulement dans la journée d’hier, 3668 cas ont été déclarés à la Santé publique. Une situation qui serait cependant bien inférieure à la réalité, les cliniques de dépistage étant débordées.

«Avec les prévalences que l’on a actuellement, tous les tests sont viables. Si vous avez un test rapide positif, vous êtes un cas et vous n’avez plus besoin d’aller en centre de dépistage pour avoir une confirmation», a expliqué la Dre Mylène Drouin, directrice de la DRSP.

Devant le nombre aussi élevé de cas dans la métropole, la Santé publique n’est plus en mesure de faire le traçage comme elle le faisait auparavant. «On a besoin de vous pour faire une partie du travail», a imploré Mme Drouin.

Elle demande à tous ceux qui ont des symptômes de ne pas attendre avant de se placer en isolement pour une durée de 10 jours. Il en va de même pour les personnes ayant été en contact avec une personne infectée.

À Montréal, 90% des cas observés sont infectés par le variant Omicron. Le taux de positivité dans les cliniques de dépistage frôle le 20%. Les quartiers centraux sont les plus touchés par le nouveau variant. Les 18 à 44 ans représentent 60% des nouveaux cas.

«Avec la situation critique, dès maintenant, on se doit de réduire nos rassemblements au maximum», a demandé la Dre Drouin.

Le réseau de santé en difficulté

L’heure est également critique pour le réseau de la santé, a prévenu Sonia Bélanger, PDG du CIUSSS du Centre-Sud-de-l'Île-de-Montréal. En date d'aujourd'hui (jeudi), les hospitalisations sont en hausse de 60% par rapport à la semaine dernière.

«Pour faire face à l’augmentation attendue des hospitalisations, on va, dès maintenant, mettre en place des mesures de délestage pour rehausser notre capacité», a-t-elle annoncé.

Elle explique que les ressources seront mobilisées là où les hospitalisations sont en plus grand nombre. L’éventualité de fermer, pour de courtes périodes, certaines salles d’urgence est notamment étudiée. «On ne souhaite pas arriver à cela, mais ça fait partie du plan, au moment où on se parle», a révélé Mme Bélanger.

Le délestage concerne également certaines activités considérées comme «non essentielles». Les interventions chirurgicales sont notamment réduites de moitié.

«Notre objectif est de rendre disponibles 550 lits réservés aux patients COVID. Selon la situation, [ce chiffre] pourrait être augmenté à 1000 dans les prochains jours», a résumé Mme Bélanger. Elle admet cependant que, selon des simulations, ce premier chiffre pourrait être atteint dès la première semaine de janvier.

Des discussions sont également en cours dans les différents établissements pour réaffecter les médecins spécialistes. «Nous leur demandons de participer aux campagnes de vaccination et de prêter main-forte aux soins intensifs et en salle d’urgence. Ils pourront également intégrer les soins en cas de manque d’infirmières ou d’inhalothérapeutes», a révélé Mme Bélanger.

Présentement, 1200 travailleurs de la santé sont absents à Montréal, soit en raison d’un test positif ou parce qu’ils sont en attente d’un résultat.

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