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Pornographie juvénile: un prof de l'Université Laval partageait ses fantasmes avec des escortes

Pornographie juvénile: un prof de l'Université Laval partageait ses fantasmes avec des escortes
Photo d'archives, AFP

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Un professeur au Département de génie mécanique de l’Université Laval arrêté en août en lien avec de la possession de pornographie juvénile a plaidé coupable, jeudi, aux accusations portées contre lui.

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François Mathieu-Potvin a reconnu, devant la juge Sarah-Julie Chicoine, avoir eu en sa possession plus d’une soixantaine de fichiers, photos et vidéos, impliquant des jeunes filles âgées de 5 à 12 ans, et ce, entre le 1er juin et le 27 août 2020. 

« Sur certains fichiers, on voit des jeunes filles de 5 à 12 ans en train de commettre des actes sexuels ou encore, de montrer leur poitrine non développée », a dit la poursuivante, Me Laura Plamondon-Dufour. 

« Sur d’autres, ce sont des jeunes filles de moins de 10 ans qui se font agresser par des adultes », a-t-elle ajouté, résumant ainsi l’ensemble des perquisitions effectuées sur l’ordinateur et le portable de l’homme de 36 ans.

Dénoncé par deux escortes

Mathieu-Potvin a également admis avoir communiqué avec une personne pour obtenir des relations sexuelles moyennant rétribution, et ce, à deux reprises. 

Ce sont d’ailleurs les escortes contactées par l’accusé qui ont permis de faire le lien entre lui et une information obtenue en janvier 2019 qui mentionnait qu’un « client se masturbait en regardant des enfants ». 

L’une des escortes a rapporté aux policiers que l’accusé disait avoir « une attirance pour les filles beaucoup plus jeunes » et il lui a proposé d’échanger de la pornographie juvénile. 

À une autre, il a raconté avoir comme fantasme « d’attacher un jeune garçon sur une chaise » pour qu’il puisse les regarder avoir des relations sexuelles. 

À la suite de son arrestation, Mathieu-Potvin a fait, selon la poursuivante, des « demi-aveux » aux policiers, parlant toutefois de lui à la troisième personne.

Sans antécédents

Comme l’homme est sans antécédents, son avocat, Me Benoit Labrecque a demandé au tribunal qu’un rapport prédécisionnel et sexologique soit confectionné pour éclairer la cour sur la peine appropriée. 

L’homme qui est toujours inscrit sur le site de l’Université Laval comme étant professeur agrégé reviendra devant la cour en février.

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