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Exode pour les fêtes aux États-Unis malgré l'avancée d'Omicron

Exode pour les fêtes aux États-Unis malgré l'avancée d'Omicron
AFP

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Des millions d'Américains ont commencé à voyager à travers les États-Unis pour les fêtes malgré l'avancée rapide du variant Omicron, qui ravive les craintes liées à la pandémie et suscite une nouvelle ruée sur les tests de dépistage. 

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Avec 171 000 cas quotidiens en moyenne sur sept jours, selon le site Covid Act Now, la vague due à Omicron, déjà largement dominant parmi les nouvelles infections, est sur le point de dépasser le pic de celle due au variant Delta.

Même si les politiques et restrictions varient d'un État à l'autre, le président Joe Biden a donné le ton mardi en incitant ses compatriotes à ne «pas paniquer» et, grâce aux vaccins et aux tests, à fêter Noël avec leurs proches comme prévu — en évitant toutefois les trop grands rassemblements.

Résultat: les voyages traditionnels pour rejoindre la famille souvent à l'autre bout du pays ont battu leur plein.

Selon les estimations de l'American Automobile Association, plus de 109 millions de personnes devaient quitter leur région immédiate par avion, train ou en voiture entre le 23 décembre et le 2 janvier — soit une hausse de 34% par rapport à l'an dernier.

À titre d'exemple, la compagnie aérienne American Airlines avait prévu 5300 vols jeudi, autant que les deux jours précédents. «Cela représente 86% de notre programme de vol pour la même période de 2019», lors des dernières fêtes de fin d'année avant que la COVID-19 ne vienne longuement faire obstacle à l'essentiel des déplacements, a dit la compagnie.

Mais la propagation d'Omicron, y compris parmi les équipages des compagnies aériennes, pourrait compliquer les projets de nombreux passagers.

United Airlines a ainsi indiqué à l'AFP qu'elle annulait environ 120 vols vendredi. 

«Le pic de cas d'Omicron à travers le pays cette semaine a eu un impact direct sur nos équipages et les personnes qui gèrent nos opérations», a expliqué la compagnie, qui a dit s'efforcer de trouver des solutions pour que les passagers affectés partent comme prévu.

Delta Air Lines a également annulé 90 vols, assurant «avoir épuisé toutes les options et les ressources» et Alaska Airlines, dont des employés ont indiqué «avoir été potentiellement exposés au virus», 17 vols.

Ruée sur les tests

Les mouvements de voyageurs s’accompagnent d’un rythme de vaccination qui semble repartir à la hausse, notamment pour les doses de rappel dont 1,3 million ont été inoculées sur 24 heures selon les derniers chiffres rendus publics mercredi.

«Le meilleur cadeau que vous puissiez vous faire est une dose de rappel» qui protège «bien mieux» contre les formes graves de la maladie, a tweeté Cyrus Shahpar, responsable de la Maison-Blanche pour les données sur la COVID-19.

En plus de ce frémissement côté vaccins, c’est une vraie ruée sur les sites de tests et les kits pour se dépister soi-même que l’on constate ces derniers jours.

Dans le quartier new-yorkais du Queens, où le gouvernement fédéral a ouvert trois nouveaux sites, Gabriel Arevalo explique vouloir s’assurer qu’il est négatif avant les fêtes.

«Même si je suis vacciné, je sais qu’on peut toujours être porteur du virus, alors j’essaie simplement de m’assurer que je n’expose pas inutilement d’autres personnes, surtout en ce moment, pendant les vacances et en hiver, où on est tous les uns sur les autres», dit-il.

Globalement, les autorités américaines espèrent que la politique vaccins-tests-masques suffira à passer le cap sans multiplier les nouvelles restrictions.

La mairie de New York a ainsi confirmé jeudi que la traditionnelle fête du Nouvel An à Times Square aurait bien lieu, même si elle a imposé des capacités réduites et le port du masque obligatoire.

Pour faire face à la nouvelle vague, Washington compte aussi désormais sur deux pilules contre la COVID-19.

Au lendemain de l’autorisation de celle développée par le laboratoire Pfizer, l’Agence américaine du médicament (FDA) a donné son feu vert jeudi à la pilule de Merck, destinée aux adultes à haut risque.

Et au cas où la vague Omicron submergerait malgré tout le système hospitalier américain, les Centres de prévention et de lutte contre les maladies (CDC), principale agence sanitaire des États-Unis, ont assoupli jeudi leurs directives concernant la mise à l’isolement des soignants contaminés par la COVID-19.

Ces derniers pourront, s’ils sont asymptomatiques, reprendre le travail après sept jours de quarantaine — contre dix jours auparavant — et l’obtention d’un test négatif. «Ce temps d’isolement peut être raccourci en cas de pénuries de personnel», précisent même les CDC.

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