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Équipe de réserve permanente

Entraînement du Canadien
Photo Pierre-Paul Poul L’entraîneur-chef du Canadien, Dominique Ducharme, s’adressant à ses joueurs à l’entraînement hier, à Brossard.

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Ça tombe comme des mouches, dirait l’autre.

Le Canadien annonce que Jake Allen, Ben Chiarot, Jeff Petry, Joel Edmundson et Chris Wideman ont échoué aux tests de la COVID-19. Ils rejoignent donc Artturi Lehkonen, Laurent Dauphin, Mike Hoffman ainsi que Tyler Toffoli. 

Et ajoutons à la liste des absents pour le match de ce soir du côté de Tampa Andrei Vasilevskiy, Brian Elliott, Mikhail Sergachev et Pierre-Édouard Bellemare ainsi que Jon Cooper et Rob Zettler. 

Ils demeureront sur la touche pendant quelques jours.

Le Canadien a donc invité Cayden Primeau et Corey Schueneman à rejoindre l’équipe. Ils accompagneront le Canadien en Floride et en Caroline, ainsi que Brandon Baddock, Cam Hillis, Gianni Fairbrother et Michael McNiven, tous des membres de l’escouade de réserve.

Évidemment, on ne pouvait pas prévoir qu’un autre virus ferait son apparition, mais on savait très bien qu’on n’était pas à l’abri d’une telle situation.

N’avait-on pas prévu un règlement permettant à la Ligue nationale d’annuler la participation des joueurs aux Jeux olympiques de Pékin si jamais la COVID-19 venait perturber les activités de la ligue ? 

La question se pose donc : comment composer avec un plafond salarial sans avoir une escouade regroupant des joueurs pouvant participer, sur-le-champ, malgré les contraintes frontalières, à un match sans pour autant affecter la gestion de la masse salariale, selon certaines conditions, bien sûr ?  

Au cours des dernières semaines, des formations ont disputé des matchs avec des effectifs réduits. Elles ne pouvaient se tourner du côté de leur club-école en raison des problèmes que cela aurait occasionnés au plafond salarial.

On est en mesure de s’interroger à savoir si, avec l’escouade de réserve, on aurait décommandé autant de matchs.

La question se pose

Ne devrait-on pas alors étudier la possibilité d’une escouade de réserve en permanence ?

Dans les prochaines semaines, un problème majeur se dressera avec un nouveau calendrier des matchs. Les équipes devront disputer plusieurs rencontres, parfois cinq dans la même semaine.  

On peut s’attendre à ce que le virus continue à faire des ravages. De plus, un calendrier modifié et assurément plus exigeant créera sans doute de la congestion à l’infirmerie.

N’oublions pas que les équipes des circuits inférieurs sont également touchées par le virus, ce qui complique davantage le travail des directeurs généraux.

Un exemple : il y a trois semaines, les Bruins de Boston ont été incapables d’obtenir du renfort de leur équipe de la Ligue américaine, les Bruins de Providence, parce que cette formation avait cessé ses activités quelques jours en raison du virus.

Situation différente

Quelques joueurs ont affirmé que la Ligue nationale de hockey devrait imiter la NFL et la NBA relativement au protocole de la COVID-19. Qu’on devrait inviter les patineurs à passer le test tous les trois jours plutôt que tous les jours.

Steve Yzerman a été le premier à soumettre cette idée. Des joueurs ont appuyé les commentaires du grand patron des Red Wings de Detroit, affirmant que la NFL n’a annulé aucun match jusqu’ici et que la NBA a permis à des équipes de disputer des matchs avec seulement quatre joueurs réguliers parmi les effectifs.

Canada et États-Unis

Bon, chacun a des arguments. Le problème, c’est que le hockey professionnel est confronté à des politiques différentes entre le Canada et les États-Unis. Or, la Ligue nationale de hockey n’a pas le pouvoir de changer les lois. La NFL et la NBA non plus, sauf que ces deux circuits n’ont pas de formations ayant pignon sur rue au Canada, sauf les Raptors de Toronto.

Jusqu’ici, Gary Bettman et son groupe ont décommandé 62 matchs.

C’est énorme et ce n’est pas terminé. Pourtant, tout semblait baigner dans l’huile au cours des six premières semaines de la saison. Puis, le virus a envahi les vestiaires.

Maintenant, on doit composer à nouveau avec de nouvelles restrictions imposées par les gouvernements.

La Ligue nationale de hockey non seulement n’est pas à l’abri des mesures sanitaires, mais pour permettre à l’entreprise de poursuivre ses activités, elle doit renforcer les mesures sanitaires.

Que cela plaise ou non à certains patineurs...  

Retour trop rapide  

Sans doute en raison des difficultés qui marqueront le nouveau calendrier des matchs, la Ligue nationale de hockey tente par tous les moyens de reprendre les activités au plus vite.

Cependant, à la lumière des matchs qu’on vient de reporter, des parties engageant entre autres les Stars de Dallas, l’Avalanche du Colorado, les Penguins de Pittsburgh... et au moment d’écrire ces lignes, on ne savait toujours pas si le Canadien affronterait le Lightning, ce soir, à Tampa.

Pourquoi pas janvier ?

Pour les décideurs de la ligue, n’aurait-il pas été préférable d’attendre à la classique hivernale, le 1er janvier prochain, avant d’inviter les équipes à reprendre le collier ?

Cependant, on peut comprendre qu’on ne veuille pas que la saison régulière se prolonge de quelques semaines et que la finale de la Coupe Stanley soit présentée en juillet.

Et les propriétaires n’ont aucunement l’intention d’écourter la saison régulière pour une troisième année de suite.

Il n’y a donc pas trop d’options.

Des trois de cinq ?

À moins que la formule des séries éliminatoires prévoie des rondes préliminaires de trois de cinq.

Ce que le Canadien a vécu l’an dernier, soit une fin de saison impliquant un peu plus de 20 matchs en moins de 43 soirs, on ne veut pas répéter une telle situation.

D’accord.

Mais comment pourra-t-on l’éviter ?

On cherche toujours les meilleurs scénarios chez les décideurs de la Ligue nationale de hockey.

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