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Un Québécois bloqué en Afrique à cause d’Omicron

Le voyageur humanitaire a contracté la COVID-19 et s’est retrouvé sans logement

Joel Dagenais
Photo courtoisie, Joel Dagenais Anne-Marie Dagenais et son fils Joël, qui est toujours bloqué en Afrique du Sud pour les Fêtes.

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Un travailleur humanitaire de Sherbrooke mène un vrai parcours du combattant pour quitter l’Afrique du Sud après que tous ses vols ont été annulés depuis un mois, lui qui est aussi sans nouvelles de l’ambassade du Canada.

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« C’est dommage. Je suis censé être rentré depuis le début du mois, mais je suis encore pris ici durant les Fêtes. Je m’attendais à au moins une réponse de l’ambassade du Canada en Afrique du Sud, mais personne ne me répond », déplore Joël Dagenais, 23 ans. 

Le Sherbrookois est parti en voyage humanitaire à la mi-novembre pour aider des démunis en Afrique du Sud avec l’organisme Jeunesse En Mission. 

Il devait revenir le 1er décembre, mais son vol a été annulé en raison du nouveau variant Omicron. 

L’histoire s’est répétée le 11 décembre. Pour une seconde fois, son vol n’a pas eu lieu. 

« Personne ne s’attend à ça quand il part à l’étranger. D’un seul coup, tous les vols pour revenir au Québec étaient annulés. C’est à ce moment-là que j’ai appelé au secours de ma famille. Je n’avais aucune idée de ce qu’il allait se passer », confie M. Dagenais. 

Rappelons qu’Ottawa a bloqué en novembre dernier l’entrée des voyageurs provenant de plusieurs pays en raison d’Omicron. Depuis, il n’y a aucun vol direct entre l’Afrique du Sud et le Canada. 

Contaminé et sans-abri 

Piégé avec ces nouvelles mesures, le jeune homme n’était pas au bout de ses peines. Il a finalement contracté la COVID-19 à la mi-décembre, même s’il a reçu deux doses du vaccin.

« Je ne savais pas où aller à ce moment ou quoi faire. Tu peux pas entrer dans un hôtel et dire que tu as la COVID, ici. Je me trouvais vraiment sans-abri. Je suis resté positif et une dame trop gentille m’a offert un hébergement par miracle », raconte Joël Dagenais. 

Joël Dagenais durant son confinement en Afrique du Sud à la mi-décembre.
Photo courtoisie, Joel Dagenais
Joël Dagenais durant son confinement en Afrique du Sud à la mi-décembre.

Le travailleur humanitaire a au moins réussi à contacter un employé du gouvernement canadien à Ottawa durant sa quarantaine. 

Il devra finalement prendre un vol Lufthansa depuis Johannesburg ou du Cap à destination de Francfort, en Allemagne. Puis, il pourra prendre un vol direct à destination du Canada. 

« Le seul problème est qu’ils n’acceptent que les preuves des tests PCR et j’ai seulement fait le test antigénique. Je vais me faire tester le plus rapidement possible et je croise les doigts pour être négatif. Sinon, je devrai attendre un autre 14 jours avant de voyager », souffle-t-il.

Anne-Marie Dagenais, la mère de Joël, rappelle que la situation liée à la pandémie était stable avant le départ de son fils à la mi-novembre. 

« Il n’y avait rien quand il est parti. Les règles changent tellement vite. En plus, sa voiture est à l’aéroport de Montréal. Ça va coûter une fortune. Vont-ils l’obliger à rester dans un hôtel ? Là, ça va encore engendrer des coûts. Au moins, il garde le moral, mais on a hâte de le revoir », s’inquiète Mme Dagenais.

Seul pour les Fêtes 

Rachel Audet, la fiancée du jeune homme, est plutôt déçue du fait que son amoureux reste seul pour les Fêtes, mais elle garde confiance. 

Le travailleur humanitaire et sa fiancée Rachel Audet. Cette dernière attend impatiemment le retour de son amoureux à Sherbrooke.
Photo courtoisie, Joel Dagenais
Le travailleur humanitaire et sa fiancée Rachel Audet. Cette dernière attend impatiemment le retour de son amoureux à Sherbrooke.

« J’espère juste qu’il va bientôt revenir. On a surtout été surpris du peu d’aide des compagnies d’avion, dont Air Canada. Je comprends les restrictions sanitaires, c’est normal. Par contre, on aurait pu mieux aider les gens bloqués à l’étranger comme Joël », dénonce-t-elle.

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