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Une réalité annuelle

Connor Bedard
Photo courtoisie, Andrea Cardin

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Les gros scores sont courants à chaque édition du Championnat du monde junior. Dans un groupe où six des 10 équipes lorgnent le titre, les quatre autres tentent d’éviter la relégation. Un mal pour un bien ?

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Cette victoire de 11 à 2 du Canada sur les Autrichiens rappelle les faiblesses du système international. 

À leur cinquième présence parmi la crème de l’élite mondiale au Championnat du monde junior, les Autrichiens n’ont jamais savouré la victoire à leurs 22 matchs depuis leur première apparition en 1981. 

Mardi, ils ont concédé 64 tirs aux Canadiens. Après vérification dans le guide des statistiques, ce bombardement s’approche des 80 tirs dirigés vers la cage de l’Allemagne de l’Ouest en 1977. 

Il y a aussi eu les 69 rondelles contre le Kazakhstan en 2009 ainsi que les 67 contre l’Autriche de 1981, le Japon de 1993 et la Lettonie de 2010. Toutes des équipes qui n’ont jamais fait le poids contre les grandes puissances mondiales juniors. 

Les Autrichiens sont à nouveau présents à Edmonton, car la Fédération internationale de hockey sur glace avait décidé de ne reléguer aucune équipe au terme de l’édition 2021 en raison de la pandémie. 

On peut observer qu’ils ne font pas le poids, dominés dans tous les aspects du jeu.

Question d’expériences

Après la victoire décisive mardi soir, l’entraîneur-chef Dave Cameron a expliqué que ce genre d’affrontement inégal et à sens unique est une réalité annuelle. 

Il a relevé la victoire canadienne de 16 à 2 contre l’Allemagne l’an dernier en lever de rideau du tournoi. ÉCJ avait ensuite piétiné la Suisse 10 à 0. Les États-Unis avaient aussi largement dominé deux fois ses adversaires. 

« Ça fait partie du tournoi. Il faut disputer ces matchs en profitant de l’expérience. C’est certain qu’ils amènent les joueurs à tomber un peu dans la paresse, mais il nous aide dans notre processus », a-t-il expliqué. 

« Les joueurs sont intelligents. Il faut forger les bonnes habitudes pour s’améliorer », a-t-il ajouté. 

Pour les Canadiens, il n’est pas question de ralentir la cadence. Ces matchs contre des rivaux plus faibles permettent une meilleure préparation. 

« C’est un défi de rester concentré dans chaque instant du match, mais il faut s’attarder à exécuter les détails, a fait savoir l’attaquant Elliot Desnoyers, auteur de trois points, mardi. Le score en dit long sur notre préparation. »

« On aura un défi tout à fait différent demain [mercredi soir] contre l’Allemagne, a signalé Cameron. Dès que nous sommes débarqués de la patinoire après la victoire, nous savions que ce ne serait pas aussi facile, car les Allemands sont beaucoup plus solides avec la rondelle. »

Le Canada affrontera l’Allemagne, mercredi soir. Les Allemands ont offert une bonne résistance aux Finlandais en ouverture du tournoi et ils ont défait la République tchèque en prolongation, lundi.

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