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Une travailleuse de la santé de Toronto pourrait être expulsée parce qu'elle a eu un bébé

Une travailleuse de la santé de Toronto pourrait être expulsée parce qu'elle a eu un bébé
AFP

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Alors qu’elle a passé plus de 2000 heures à soigner des patients malades et âgés au début de la pandémie, une femme nigériane, mère de quatre enfants, risque d’être expulsée du Canada parce qu'elle a cessé de travailler au début de sa grossesse, pour des raisons médicales. 

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Idayat Saka, 33 ans et mère de quatre enfants, vit à Toronto. Elle a cessé de travailler au début de son troisième trimestre de grossesse en raison de complications «à haut risque» liées à des accouchements par césarienne antérieurs, a rapporté Global News.

Elle ne se doutait pas que sa décision, prise sur le conseil de son médecin, serait plus tard utilisée pour lui refuser la résidence permanente au Canada.

La trentenaire a passé plus de 2000 heures à soigner des patients malades et âgés en Ontario depuis le début de la pandémie de COVID-19, notamment pendant les troisième et quatrième vagues.

Elle a demandé la résidence permanente au Canada dans le cadre d'un programme spécial instauré par l'ancien ministre libéral de l'Immigration Marco Mendicino. Ce programme vise à reconnaître le «service exceptionnel» des demandeurs d'asile qui ont travaillé en première ligne durant la pandémie, en leur offrant la possibilité de rester au pays.

Mme Saka, une employée acharnée, a repris son poste moins de trois mois après avoir accouché par césarienne en juin 2020 et travaille à temps plein.

Mais cela ne semble pas suffire. Sa demande a été rejetée par le ministère responsable des programmes et des services d’immigration parce qu'elle ne satisfaisait pas à l'une des exigences de base du programme, suivant laquelle les demandeurs doivent avoir travaillé au moins 120 heures entre le 13 mars 2020 et le 14 août 2020. Or Idayat Saka était enceinte durant cette période et son médecin lui avait recommandé de ne pas travailler, pour son bien-être et celui de son bébé.

Arrivés au Canada il y a quatre ans après avoir déclaré que leur vie avait été menacée par des hommes armés, Mme Saka, son mari et deux de leurs enfants pourraient bientôt être expulsés vers le Nigeria. Ses plus jeunes fils, âgés de 1 et 3 ans, ne peuvent être expulsés, car ils sont Canadiens.

Mme Saka a fait appel de la décision devant la Cour fédérale; si elle gagne, sa demande sera renvoyée à un autre agent d'immigration pour un réexamen.

«J’ai travaillé pour cela et je travaille toujours», a-t-elle déclaré, estimant avoir gagné le droit de rester au Canada.

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