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COVID-19 : Omicron, un risque «très élevé» selon l’OMS

COVID-19 : Omicron, un risque «très élevé» selon l’OMS
AFP

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Paris | La pandémie de la COVID-19 a flambé ces derniers jours, avec des records de contamination dans le monde sur la semaine écoulée, et l’Organisation mondiale de la Santé a mis en garde mercredi contre un risque « très élevé » lié au variant Omicron. 

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Plus de 935 000 cas de COVID-19 en moyenne ont en effet été détectés chaque jour entre le 22 et le 28 décembre, un nombre encore jamais n’atteint depuis le début de la pandémie fin 2019 qui représente une hausse de 37 % par rapport à la semaine précédente, selon un comptage de l’AFP réalisé à partir de bilans officiels.

« Le risque global lié au nouveau variant préoccupant Omicron reste très élevé », a noté l’OMS dans son bulletin épidémiologique hebdomadaire, en dépit de données préliminaires suggérant un moindre risque d’hospitalisation lié à Omicron. 

« Des preuves fiables montrent que le variant Omicron possède un avantage de croissance par rapport au variant Delta avec un rythme de doublement de deux à trois jours ».

La majorité des nouvelles contaminations sont constatées en Europe où plusieurs pays ont enregistré mardi de nouveaux records de cas quotidiens.

Nouveaux records

En France, ce sont près de 180 000 cas qui ont été recensés dans les dernières 24 heures. Record quotidien également au Royaume-Uni, avec près de 130 000 contaminations en Angleterre et au Pays de Galles. L’Espagne atteint également un niveau de contamination inégalé (près de 100 000) et en Grèce, le nombre de cas a plus que doublé par rapport à lundi.

L’Argentine a, elle aussi, connu une spectaculaire propagation du virus, avec près de 34 000 nouvelles contaminations au cours des dernières 24 heures, 10 000 de plus que la veille et six fois plus qu’il y a une semaine, mais le gouvernement a pour l’heure écarté de nouvelles mesures restrictives.

« Une hausse rapide d’Omicron, comme celle que nous observons dans plusieurs pays, même si elle se combinait avec une maladie légèrement moins grave, entraînera tout de même un grand nombre d’hospitalisations, notamment parmi les non-vaccinés », a déclaré à l’AFP Catherine Smallwood, une des principales responsables de l’OMS Europe.

La spécialiste a appelé à prendre les données préliminaires sur un risque moindre d’hospitalisation « avec prudence », car, pour l’heure, les cas observés concernent surtout des « populations jeunes et en bonne santé dans des pays avec des taux élevés de vaccination ».

Les autorités sanitaires américaines ont averti que les tests antigéniques de dépistage de la COVID-19, aux résultats rapides, sont moins sensibles au variant Omicron qu’aux variants précédents et donc plus susceptibles d’indiquer un résultat négatif malgré une infection.

Le président Joe Biden a levé à compter du 31 décembre l’interdiction d’entrée aux États-Unis des voyageurs venant de huit pays d’Afrique australe, région où est apparu ce variant, désormais présent à travers le monde.

Nouvelles restrictions

Plusieurs pays ont mis en place de nouvelles restrictions strictes.

La Chine, qui enregistre une flambée épidémique à moins de 40 jours des JO d’hiver de Pékin, a confiné mardi plusieurs dizaines de milliers de personnes supplémentaires.

Après la ville de Xi’an (nord) soumise depuis une semaine à une quarantaine stricte, plusieurs dizaines de milliers d’habitants d’un district de la ville de Yan'an, à 300 kilomètres de Xi’an, ont reçu consigne mardi de rester chez eux, les entreprises devant fermer.

Le pays Chine a fait état mardi de 209 nouveaux malades en 24 heures, le nombre le plus important depuis 21 mois.

La Suède exige depuis mardi un test Covid négatif pour tous les voyageurs arrivant sur son territoire. La Finlande a décidé d’aller plus loin en n’autorisant l’entrée qu’aux voyageurs étrangers munis d’un test Covid-19 négatif et pouvant prouver une vaccination complète ou une infection passée.

L’Afrique du Sud, qui avait annoncé la semaine dernière la fin du traçage des cas contacts de personnes testées positives à la COVID-19, est revenue sur cette décision.

En France, après avoir annoncé lundi le recours « obligatoire » au télétravail « là où c’est possible » et l’interdiction des concerts debout, le gouvernement a décidé mercredi la prolongation, de trois semaines en janvier, de la fermeture des discothèques en vigueur depuis le 10 décembre. De nouvelles règles d’isolement pour les malades et leurs contacts doivent y être fixées d’ici à la fin de semaine. 

Et en Allemagne, une nouvelle batterie de mesures est entrée en vigueur mardi, comme l’interdiction des réunions privées de plus de dix personnes vaccinées ou guéries. Pour les non-vaccinés, la limite tombe à deux membres de foyers différents. Toutes les compétitions sportives se dérouleront à huis clos.

Dans un arrêt publié mardi, la Cour constitutionnelle allemande a imposé à l’État de prendre des dispositions législatives pour protéger l’accès aux soins intensifs des personnes handicapées en cas de « tri » médical imposé par la pandémie.

En Belgique, le Conseil d’État, plus haute juridiction administrative, a, lui, suspendu mardi la récente décision gouvernementale de fermer théâtres et salles de spectacle, estimant que la nécessité n’en avait pas été démontrée.

En deux ans depuis la découverte du virus, plus de 282 millions de cas de COVID-19 ont été officiellement détectés dans le monde, pour plus de 5,4 millions de décès. Le nombre de morts lié à la COVID-19 pourrait selon l’OMS, en prenant en compte la surmortalité directement et indirectement liée au Covid-19, être deux à trois fois plus élevé.

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