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Marchés d'alimentation: Omicron provoque une fièvre de livraisons

Les commandes en ligne et les livraisons de produits alimentaires plus nombreuses depuis l’arrivée du variant

Florent Pasteur
Photo courtoisie, Florent Giacomin Florent Giacomin, dont la santé a été fragilisée par un cancer maintenant en rémission, a jugé préférable de réduire le plus possible ses contacts sociaux. Il a donc décidé de commander son épicerie en ligne pour la première fois. Il n’est pas le seul à faire ce choix: les épiciers ont remarqué une hausse des commandes en ligne.

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Avec toujours plus de Québécois contaminés et d’autres qui sont en isolement préventif, les commandes en ligne de produits alimentaires sont en hausse, mais les épiciers affirment être capables de faire face à Omicron. 

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Florent Giacomin, un résident de l’ouest de l’île de Montréal, a d’ailleurs effectué sa première commande en ligne ces derniers jours. En raison de son état de santé, il sort très peu et a décidé de couper les contacts sociaux le plus possible.  

«J’ai eu un cancer il y a quelques années. Je suis en rémission, mais j’ai un système digestif qui est demeuré assez fragile. Donc, on fait attention, mais je voulais avoir de bons et vigoureux fruits et légumes», raconte-t-il en entrevue avec Le Journal

Florent Pasteur
Photo courtoisie, Florent Giacomin

Il a donc décidé de se tourner vers une entreprise de Dorval qui s’appelle Choisissez The Fresh One. Il a passé sa commande en ligne et on lui a fait sa livraison dans la même journée. 

«J’ai été globalement satisfait, surtout pour les produits locaux. Le service était vraiment bien, on peut même suivre le trajet des livreurs», explique-t-il.

Florent Pasteur
Photo courtoisie, Florent Giacomin

Situation maîtrisée

À l’instar de Florent, plusieurs familles dont les membres sont malades ou en isolement ont décidé de faire leur épicerie en ligne. Les épiciers ont remarqué une hausse. 

«Nous connaissons une augmentation importante du volume de commandes en ligne par rapport à la période prépandémie. La situation est bien en mains, avec des plages horaires de livraison encore disponibles pour les prochains jours», a souligné Claudine Leblanc, porte-parole pour Sobeys/IGA. 

Même son de cloche chez l’épicier Metro, qui a, depuis juin 2021, un site de traitement de commandes pour le marché du grand Montréal. 

Florent Pasteur
Photo courtoisie

«Nos équipes sont en mesure de faire face à la demande croissante depuis quelques semaines pour notre service d’épicerie en ligne», a souligné Marie-Claude Bacon, vice-présidente, communications, chez Metro. 

Pour les clients de la banlieue ou vivant à la campagne, Metro a des magasins qui font la préparation des commandes et qui offrent la livraison et la cueillette, selon le service offert dans la région.

Pas comme en mars 2020

Toutefois, selon Mme Bacon, la demande n’a pas atteint le niveau observé au début de la pandémie, en mars et avril 2020. 

Pour l’épicier en ligne Goodfood, la période des Fêtes est toujours plus lente, mais «une solide croissance pour le nouveau service de livraison sur demande» a été enregistrée dans les dernières semaines. 

La situation n’étonne guère le spécialiste de l’agroalimentaire Sylvain Charlebois, qui a noté un engouement pour les commandes en ligne. 

«Avant Omicron, on avait estimé que, toutes les deux semaines, 15% des ménages québécois commandaient de la nourriture en ligne, au détail. Maintenant, avec les cas qui augmentent, c’est sûr que les épiciers vont être plus débordés», explique le professeur de l’Université Dalhousie. 

Tout de même plus long

Au début de la pandémie, les commandes étaient traitées dans un délai de sept à huit jours. Il y a quelques semaines, le consommateur pouvait s’attendre à recevoir sa commande en quelques heures. 

«Là, avec Omicron, on devra attendre 24 heures dans les centres urbains. Et il peut y avoir des ruptures de stock et des problèmes avec les chaînes d’approvisionnement», prévient M. Charlebois. 

Selon lui, les épiciers sont mieux préparés qu’en 2020 pour faire face à la demande, mais les clients veulent plus d’exactitude. 

«Les gens veulent maintenant de la performance, et les attentes sont évidemment plus élevées», croit-il.  

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