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Le temps des fêtes de mon point de vue

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Mon commentaire va très certainement trahir mon âge, mais j’ose quand même vous l’écrire. Pour m’aider à réfléchir sur une idée, ou pour y voir clair quand je suis dans une période de brouillard, ou encore quand je vis une émotion trouble ou perturbante, je fais souvent appel au dictionnaire. Et j’y trouve, sinon l’éclaircissement souhaité, du moins matière à réflexion.

Tout ça pour vous dire que le temps des fêtes soulève en moi une foule d’émotions, souvent contradictoires, qui même rendu à mon âge, reviennent me hanter dès que le mois de décembre pointe son nez.

Jadis dans ma petite enfance, cet ensemble de mots équivalait à une « solennité religieuse célébrée » à une certaine période de l’année. Puis c’est passé à la cinquième définition du Petit Robert qui le décrit comme étant « Un ensemble de réjouissances ayant lieu en famille, entre amis.es. »

Ouais ! Mais de quoi allons-nous nous réjouir cette année ? D’avoir été isolés comme jamais auparavant dans notre vie ? Des dizaines de personnes âgées comme moi, qui ont péri dans les CHSLD ? de la COVID-19 qui continue de faire ses ravages ? De l’impuissance de nos gouvernements mondiaux à stopper le réchauffement de la planète ? De notre indifférence collective quand les victimes de la guerre, des inondations, de la COVID sont loin, très loin de notre réalité québécoise ?

Quand je pense à tout cela, je n’ai pas l’esprit à la fête. Mais quand le soleil brille comme aujourd’hui sur notre beau Québec hivernal, quand j’ai la chance de passer un peu de temps avec les enfants de nos enfants, quand je reconnecte avec le merveilleux de la vie, quand je découvre le talent fantastique de nos jeunes auteur, auteurs-compositeurs-interprètes, comédiens, peintres, artistes multidisciplinaires, humoristes,  et l’implication de nos jeunes travailleurs-sociaux, de nos jeunes mairesses et maires récemment élus, de nos scientifiques, de nos penseurs, alors oui, cela me met le cœur en fête.

Oui je me fais une fête de penser que tous les espoirs sont encore permis, et qu’il faut faire confiance à ceux qui nous suivent dans ce bref parcours de nos vies. Oui j’ai le goût de faire la fête avec l’humanité tout entière, même si certains jours, je pourrais me laisser aller au découragement. Ma tête, étourdie d’informations, a tendance à être pessimiste. Mais mon cœur, lui, se réjouit d’être encore vivant tout simplement, et de goûter à tout ce qui est beau, bon, généreux, tendre, altruiste, inspiré et inspirant.

Joyeuses fêtes, mon beau Québec !

J’ai reçu votre mot un jour que les astres me semblaient mal alignés dans ma vie. Un de ceux où on préférerait ne pas s’être réveillé le matin. Et ça m’a fouettée. Surtout que dernièrement, une amie chère est morte subitement, alors qu’elle semblait au meilleur de sa forme des dernières années. De quoi on peut se plaindre quand on a le ventre plein disait ma mère ? Il y a tant de gens, de par le monde, qui vivent pire que nous ! En terminant, voici quelques vers de Facundo Cabral un poète argentin :« Je ne suis pas d’ici, ni de là-bas, je n’ai pas d’âge ni d’avenir, et être heureux est la couleur de mon identité. »

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