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Une note parfaite au programme PACTE malgré les critiques et l’affaire LMPG

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Critiqué au sujet du programme PACTE, le ministre de l’Économie, Pierre Fitzgibbon, persiste et signe.

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« Tous les prêts qui ont été faits, je les referais aujourd’hui sans aucune exception », dit-il en entrevue. 

Ces dernières semaines, la vérificatrice générale, Guylaine Leclerc, a dévoilé que grâce à son pouvoir discrétionnaire, M. Fitzgibbon avait autorisé pour 68 millions $ en prêts à 10 compagnies qui ne respectaient pas tous les critères d’admissibilité du PACTE, un programme mis de l’avant pour aider les entreprises en manque de liquidités à cause de la pandémie. 

Mais selon le ministre, la vérificatrice générale « n’a pas remis les prêts en question », elle a dit que la documentation « était un peu déficiente ». 

« Et ce qu’on a dit au ministère, on a dit qu’on allait mieux documenter », dit-il. 

Selon les dires du ministre, dans 28 cas, Investissement Québec a dû monter un dossier et demander son approbation. 

« Ils ont déterminé que PACTE s’appliquait, mais ils voulaient quand même valider avec le ministre », explique M. Fitzgibbon. 

Mandataire de sa fiducie

Sur toutes les entreprises aidées, un cas en particulier a toutefois attiré l’attention, celui de LMPG, anciennement Lumenpulse, qui compte parmi ses administrateurs Michel Ringuet, mandataire de la fiducie sans droit de regard de M. Fitzgibbon, qui avait également siégé au conseil de la compagnie. 

Or, le ministre affirme que l’aide financière de 10,2 millions $ accordée à LMPG répondait à tous les critères. Le dossier est tout de même passé par son bureau, car tous les prêts de plus de 5 millions $ devaient être approuvés par lui. 

« C’est Investissement Québec qui a pris la décision. [...] De dire que le ministre a manipulé des dossiers est une fausseté médiatique complète. » 

Depuis quelques semaines, une aura de mystère entoure les entreprises qui ont bénéficié du pouvoir discrétionnaire du ministre.

Le ministre plaide que les noms des entreprises sont publics, mais dans une demande d’accès à l’information, le ministère a refusé de fournir la liste complète des entreprises qui ont profité du pouvoir discrétionnaire du ministre. Impossible, également, de mettre la main sur le guide interne et l’ensemble des critères. 

Récemment, Le Devoir a révélé que le dossier du prêt octroyé à la compagnie Mayrand/Alimplus dans le cadre du PACTE avait été traité par la présidente du Conseil du trésor, Sonia LeBel, au lieu de transiter par le bureau du ministre de l’Économie. 

L’entreprise a reçu 7 millions $. 

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