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Que nous réserve 2022: une «éclaircie» après la tempête Omicron?

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Photo Pierre-Paul Poulin L’année 2022 devrait davantage ressembler à la normalité, malgré la présence encore importante de COVID-19 dans nos vies. Même si d’éventuels variants susciteront des inquiétudes, les experts sont optimistes.

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Malgré un début d’année qui s’annonce mouvementé en raison du variant Omicron de la COVID-19 et de l’explosion de la contamination, il y a des raisons d’être optimiste pour la suite de 2022, selon des experts. 

• Dossier: Que nous réserve 2022?

« Je vous dirais que les prochains mois vont être difficiles, probablement janvier et mi-février. Après ça, on devrait, j’espère, avoir une éclaircie », avance prudemment le Dr Karl Weiss, microbiologiste-infectiologue à l’Hôpital général juif de Montréal.

Car même s’il a placé le Québec comme le reste du monde en alerte en raison de sa capacité phénoménale à se transmettre, Omicron semble, proportionnellement, causer moins d’hospitalisations et de décès.

Les vaccins aident à prévenir les formes graves de la maladie, et la majorité des Québécois sont doublement vaccinés, bientôt triplement.

« Si on a une grosse partie de la population vaccinée et, disons, qui a été infectée sans trop de conditions sévères, ces gens-là vont probablement avoir une protection qui va être durable sur une beaucoup plus longue période de temps », suggère-t-il.

Mesures ciblées

Selon Benoit Barbeau, virologue à l’Université du Québec à Montréal, 2022 pourrait marquer le début de la transition vers la phase endémique de la maladie, et on peut espérer que les restrictions sanitaires deviendront mieux ciblées.

« Je suis toujours, quand même, optimiste face à 2022. Je crois qu’on fait face à un variant qui est en train de déferler partout à travers le monde, il n’empêche que les vaccins démontrent encore là une efficacité », souligne-t-il.

Pendant que les fabricants adaptent les vaccins aux mutations, des antiviraux feront prochainement leur apparition sur le marché, soulève-t-il.

« C’est clair qu’essayer de voir à long terme, c’est compliqué. Le court terme change vite, constate de son côté le Dr Gaston De Serres, épidémiologiste à l’Institut national de santé publique du Québec. Si on n’avait pas Omicron dans les jambes, on pourrait se réjouir davantage. Mais ça tempère nos ardeurs. »

Vacciner la planète

Pour la Dre Nimâ Machouf, l’avenir de la pandémie dépendra de l’action humaine, et il est essentiel que la vaccination soit disponible rapidement à l’ensemble de la planète.

« On ne sait pas comment le virus va se comporter. Si on lui donne des moyens de se répandre, il va rester, dit l’épidémiologiste. Même pour notre intérêt, il faut que l’autre soit protégé. »

Par ailleurs, les experts s’entendent pour dire que le port du masque devrait rester.

« On va garder notre masque dans notre sacoche encore longtemps », estime la Dre Machouf. Même si ça ne devient plus obligatoire, on va vouloir le mettre pour notre propre sécurité. »  

Enfin un vaccin québécois  

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Photo d'archives

Le vaccin québécois Medicago devrait finalement être disponible pour vacciner la population contre la COVID-19 cette année. La troisième phase des essais cliniques de la biopharmaceutique de Québec s’est terminée à la fin de l’année 2021. 

Jusqu’ici, les résultats ont montré une protection vaccinale globale de 71 %, et de 75 % contre le variant Delta. Ces données ont été soumises à Santé Canada, et la compagnie espère que son vaccin sera accepté « au cours des prochaines semaines », répond un porte-parole par courriel. 

Une fois approuvé, le vaccin sera disponible dans les semaines suivantes.

Ce vaccin, concocté à base de plantes plutôt qu’un ARN messager, pourrait convaincre des gens réfractaires au vaccin à se faire vacciner. Le vaccin a été testé auprès de 24 000 personnes en provenance de 18 pays.  

Vacciner les 0-5 ans ?  

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Photo Fotolia

La population âgée de 0 à 5 ans pourrait être admissible au vaccin en 2022, croient plusieurs experts. Il s’agit du seul groupe d’âge qui ne peut pas être vacciné contre la COVID-19 jusqu’ici, mais des essais cliniques sont en cours. Selon un virologue, il s’agit d’une bonne nouvelle, mais qui ne changera pas nécessairement l’allure de la pandémie. 

« On a avantage à maximiser la vaccination chez les 5 à 11 ans pour la transmission, ça c’est certain, dit Benoit Barbeau, qui travaille à l’Université du Québec à Montréal. Ce sera plus délicat au niveau des parents. Il faudra prouver que le vaccin est sécuritaire et efficace. » 

À noter que quelques pays, notamment Cuba, vaccinent les bambins âgés de 2 ans et plus. 

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