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Une mère s’inquiète de la hausse des cas chez les enfants

Sa fille a développé un syndrome rare après avoir contracté la COVID-19

Stéphanie Peillon et Rebecca
Photo courtoisie Stéphanie Peillon et sa fille Rebecca, 12 ans, qui a dû être hospitalisée après avoir développé le syndrome inflammatoire multisystémique après avoir contracté la COVID-19.

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La mère d’une fillette de 12 ans ayant développé un syndrome rare des suites de la COVID-19 s’inquiète que la fulgurante augmentation des cas mette plus d’enfants à risque de développer cette dangereuse inflammation. 

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« Ma fille, j’ai dû l’amener deux fois à l’urgence plutôt qu’une et sa situation s’était tellement détériorée quand elle a été prise en charge que sa vie était en danger », se souvient Stéphanie Peillon, la mère de Rebecca qui a dû être hospitalisée en mars dernier.

En février 2021, la jeune fille âgée de 12 ans a contracté la COVID-19 à l’école. C’est après la semaine de relâche que l’élève du secondaire retourne à l’hôpital et apprend qu’elle a contracté le syndrome inflammatoire multisystémique (MIS-C).

Cette maladie, qui est un syndrome post-infectieux, se développe généralement de deux à six semaines après une infection à la COVID-19, même banale, explique l’infectiologue pédiatrique et microbiologiste de l’Hôpital de Montréal pour enfants, Jesse Papenburg.

« Il y a une réponse immunitaire et inflammatoire qui est mal régulée et l’enfant est dans un état hyperinflammatoire. Les enfants peuvent être très malades et nécessiter d’aller aux soins intensifs », ajoute-t-il.

Entre le 11 mars 2020 et le 2 octobre 2021, 269 cas ont été signalés à l’Agence de santé publique du Canada.

Fulgurant

« Presque tous les cas de MIS-C, [soit] 99 %, ont nécessité une hospitalisation et 36 % une admission en unité de soins intensifs. Aucun décès n’a été signalé à ce jour », peut-on lire dans un rapport publié par l’organisation fédérale.

Pour Rebecca, qui n’avait pas encore pu être inoculée à ce moment-là puisque les vaccins n’étaient pas encore disponible pour sa tranche d’âge, la maladie a été fulgurante. Aujourd’hui, la jeune fille a reçu ses deux doses de vaccins.

« Quand l’inflammation a commencé, ça n’a fait que s’empirer. Elle avait mal à la tête, elle avait une fièvre très forte, 103,9 degrés, que je n’avais jamais mesuré avant et même avec du Tylenol et de l’Advil, ça ne baissait pas », explique sa mère de 43 ans.

Le cœur, le foie et les reins de Rebecca sont inflammés. 

Son état est tel qu’il nécessite six semaines d’hospitalisation au Centre universitaire de santé McGill, dont cinq jours aux soins intensifs.

Aujourd’hui, la jeune fille va mieux, mais garde des séquelles psychologiques, notamment la crainte de contracter à nouveau la maladie, confie Mme Peillon.

« Au début de la pandémie, la COVID était rare chez les enfants, mais ce n’est plus le cas maintenant ! Il y a plus d’enfants qui vont l’avoir, c’est sûr », craint-elle.

Comme elle, les hôpitaux pour enfants du Québec craignent aussi qu’avec l’augmentation inquiétante des infections chez les enfants, le nombre de cas de MIS-C augmente.

Pour le Dr Olivier Drouin, pédiatre à l’Hôpital Sainte-Justine, la crainte de voir une hausse des cas du syndrome inflammatoire multisystémique plane.

Peur pour janvier

« Ce qu’on a vu dans les quatre vagues pré-Omicron, c’est qu’il y a eu un pic de cas dans les communautés et deux à six semaines plus tard il y a eu un pic dans les cas de MIS-C. C’est certain qu’avec l’augmentation des cas, on a un peu peur de voir ce qui va se passer en janvier », soutient-il, en rappelant que la meilleure des protections reste encore la vaccination.

De son côté, le Dr Papenburg invite les parents à bien surveiller les symptômes, particulièrement des enfants qui font de la forte fièvre pendant plus de trois jours et qui ont des maux gastriques.

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