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2022 sera plus que jamais une année spatiale

Des chercheurs pourraient expliquer des mystères de l’univers...et découvrir une nouvelle Terre

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Avec la première lumière d’un super télescope et les nombreux projets d’astrophysique, 2022 sera plus que jamais une année spatiale. La NASA prévoit de retourner sur la Lune grâce à une navette sans astronaute à bord afin de mesurer la faisabilité de ce vieux rêve de l’humanité. Petit tour d’horizon de ce qui nous attend au Québec et ailleurs.

• À lire aussi - Grand dossier: que nous réserve 2022?

Privatisation de l’espace 

L’acteur de Star Trek, William Shatner, au retour d’un vol commercial dans l’espace le 13 octobre.
Photo d'archives
L’acteur de Star Trek, William Shatner, au retour d’un vol commercial dans l’espace le 13 octobre.

Jadis un enjeu politique entre les grandes puissances mondiales, l’espace est aujourd’hui le carré de sable d’une poignée d’entreprises privées qui multiplient les coups d’éclat pour amener l’humanité vers l’infini... et plus loin encore. En plus de servir de taxi aux astronautes américains en route vers la station spatiale internationale, Space X poursuivra sur sa lancée de tourisme suborbital qui a propulsé l’acteur William Shatner (inoubliable capitaine Kirk de la série Star Trek) hors de l’attraction terrestre. Ces « tours de manège pour riches » n’apportent rien à la science, estime Robert Lamontagne, et nuisent à la cause qu’ils prétendent porter : la vulnérabilité de la planète. Mais la privatisation de l’espace va se poursuivre comme jamais auparavant.

Zoom sur les galaxies... et les extraterrestres

Le principal miroir du télescope James-Webb, le successeur de Hubble, est transporté par des techniciens de la NASA qui le transportent avec une grue.
Photo d'archives
Le principal miroir du télescope James-Webb, le successeur de Hubble, est transporté par des techniciens de la NASA qui le transportent avec une grue.

Le lancement en décembre du télescope spatial James-Webb de la NASA permettra d’entamer une nouvelle ère en astrophysique. « On aura besoin de plusieurs mois d’ajustements, mais les premières observations, en 2022, nous en apprendront beaucoup sur la naissance des galaxies », explique Robert Lamontagne, directeur du Centre de recherche en astrophysique du Québec, qui regroupe 150 spécialistes. Une autre cible, où plusieurs Québécois sont aux premières loges, consiste à identifier des planètes semblables à la Terre où la vie est possible.

 

Le buzz du boson

Une partie du grand collisionneur de Hadron en 2013.
Photo d'archives
Une partie du grand collisionneur de Hadron en 2013.

Le plus gros projet scientifique de l’histoire de la physique théorique, le « Grand collisionneur de hadron », du Conseil européen pour la recherche nucléaire (CERN), reprend du service en 2022 après une pause pandémie. Dans le tunnel circulaire de haute technologie de 27 km, on parvient à reproduire des conditions extrêmes. Les collisions qui s’y produisent génèrent des températures 100 000 fois supérieures à celles qui règnent à la surface du Soleil. On y avait confirmé le Boson de Higgs en 2012, qui permet, entre autres, d’ouvrir la voie à la découverte d’une nouvelle physique.

Sauver l’humanité d’une météorite !

Une scène du film Armageddon mettant en vedette Bruce Willis (deuxième à partir de la gauche).
Photo d'archives
Une scène du film Armageddon mettant en vedette Bruce Willis (deuxième à partir de la gauche).

Comme dans le film Armageddon, des astronomes de la NASA tenteront en septembre 2022 d’intercepter, à 4 millions de kilomètres de la Terre, un astéroïde qui fonce vers elle. « C’est la première fois que l’humain tente d’intervenir sur son environnement spatial », explique le professeur Lamontagne. L’orbite de l’objet ne menace pas vraiment la Terre, comme la météorite qui a provoqué l’extinction des dinosaures il y a 66 millions d’années, mais cette opération est considérée comme la répétition générale de l’évitement d’une catastrophe mondiale.

Son Objectif : guérir du sida

Le virologue Éric Cohen dirige le consortium canadien de recherche sur la guérison du VIH (Cancure).
Photo d'archives
Le virologue Éric Cohen dirige le consortium canadien de recherche sur la guérison du VIH (Cancure).

Pour la seconde fois de son histoire, Montréal accueillera la grande conférence du sida en juillet 2022. La métropole québécoise a joué un rôle majeur dans l’histoire de ce syndrome, selon le journaliste scientifique Yanick Villedieu, qui a suivi de près les grandes étapes de cette pandémie. Dans son histoire du sida intitulée Le deuil et la lumière, Villedieu rappelle que la maladie a été combattue avec un certain succès par des chercheurs de partout. Avec le projet Cancure, mené à l’Institut de recherche clinique de Montréal sous la direction d’Éric Cohen, on vise désormais la guérison du syndrome. Rien de moins.

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