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La Corée du Nord tire un projectile non identifié en mer

La Corée du Nord tire un projectile non identifié en mer
AFP

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La Corée du Nord a tiré mercredi un projectile non identifié dans la mer, premier test de ce type réalisé par Pyongyang en cette nouvelle année, immédiatement condamné par les États-Unis. 

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«Ce tir viole plusieurs résolutions du Conseil de sécurité de l’ONU et représente une menace pour les voisins de la Corée du Nord et la communauté internationale», a réagi un porte-parole du département d’État américain.

«Nous restons attachés à une approche diplomatique envers la Corée du Nord et l’appelons à engager le dialogue», a-t-il ajouté.

Selon l’armée sud-coréenne, Pyongyang a tiré ce qui est «présumé être un missile balistique» dans la mer située à l’est de la péninsule (mer du Japon ou mer de l’Est selon l’appellation coréenne) vers 8h10, heure locale.

«Les services de renseignement sud-coréens et américains l’analysent attentivement pour obtenir plus de détails», ont indiqué les chefs d’état-major interarmées de la Corée du Sud dans un communiqué. 

Le premier ministre japonais Fumio Kishida a parlé d’un «possible lancement de missile balistique», sans manquer de regretter que «la Corée du Nord ait lancé des missiles en continu depuis l’an dernier».

M. Kishida a déclaré à la presse que le gouvernement japonais analysait les détails, notamment le nombre de missiles qui ont pu être lancés.

«Aucun dommage n’a été signalé aux avions ou aux navires japonais jusqu’à présent», a précisé à la presse le porte-parole du gouvernement japonais Hirokazu Matsuno, ajoutant que le projectile semblait avoir «parcouru environ 500 kilomètres et être tombé en dehors de la zone économique exclusive du Japon».

L’année 2021 a été marquée par des avancées majeures en matière d’armement pour la Corée du Nord, qui a affirmé avoir testé avec succès un nouveau type de missile balistique lancé par sous-marin, un missile de croisière à longue portée et une arme lancée par train qu’elle a dit être une ogive hypersonique.

Lors d’une importante réunion du parti au pouvoir, la semaine dernière, le dirigeant nord-coréen Kim Jong-un a affirmé sa volonté de renforcer les capacités militaires de son pays, pourtant sous le coup de sanctions internationales.

Négociations au point mort

Ce nouvel essai intervient alors que la Corée du Nord n’a pas répondu à la proposition de Washington, de rencontrer des représentants américains afin de négocier.

Les négociations avec les États-Unis sont au point mort depuis l’échec, en 2019, de la rencontre entre Kim Jong-un et Donald Trump, alors président des États-Unis.

Depuis l’arrivée au pouvoir du président Joe Biden, il y a un an, les États-Unis ont déclaré à plusieurs reprises qu’ils étaient prêts à rencontrer des représentants nord-coréens. Mais Pyongyang a jusqu’à présent rejeté cette offre, accusant Washington de mener des politiques «hostiles».

Dans un discours prononcé la semaine dernière à l’issue d’une réunion plénière du Parti des travailleurs, Kim Jong-un a dit vouloir poursuivre son programme d’armement, sans mentionner les États-Unis.

Contrairement aux années précédentes, où son allocution du Nouvel An portait essentiellement sur sa politique extérieure, le leader a fait du développement économique et de la situation alimentaire sa priorité, se bornant à affirmer qu’il gardait à l’esprit «l’environnement militaire dans la péninsule coréenne» et la situation internationale.

«Pyongyang envoie aux États-Unis le message qu’il ne changera pas et que c’est à Washington de céder», a déclaré à l’AFP Shin Beom-chul, chercheur à l’Institut coréen de recherche sur la stratégie nationale.

Le régime nord-coréen, qui est sous le coup de sanctions internationales en raison de ses programmes militaires interdits, souffre de pénuries alimentaires.

La pression sur son économie a été renforcée par la fermeture des frontières, ordonnée pour lutter contre la pandémie, mais cela n’a pas empêché Pyongyang de développer son programme d’armement, selon un rapport des Nations unies publié en octobre.

Le dirigeant nord-coréen avait reconnu en juin que son pays faisait face à une «situation alimentaire tendue».

En octobre, un expert des droits de l’homme des Nations unies avait averti que les plus vulnérables étaient «menacés de famine».

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