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Influenceurs en l’air: «Une gang de sans-dessein», selon Justin Trudeau

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Le premier ministre Justin Trudeau a qualifié de «sans-dessein» et d’«ostrogoths» les influenceurs québécois coincés au Mexique. Il a assuré que le gouvernement ferait un suivi du dossier.

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«C’est inacceptable que les gens soient en train de mettre à risque pas juste les autres passagers, pas juste les travailleurs des lignes aériennes, mais leurs concitoyens au retour, et en plus, quand les gens sont en train de faire des sacrifices, les gens ont réduit leurs contacts pendant le temps des Fêtes, n’ont pas vu des êtres chers... La vaste majorité des gens à travers ce pays savent qu’il faut faire des sacrifices pour se protéger les uns les autres», s’est désolé M. Trudeau en point de presse mercredi.

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«Quand il y a une gang de sans-dessein qui décident de partir comme des ostrogoths en vacances, c’est extrêmement frustrant et démoralisant», a-t-il ajouté, lapidaire.

Selon le dictionnaire Larousse, le terme «ostrogoth» signifie un «homme qui ignore les bienséances, la politesse». Le Robert parle plutôt d’une «personne ignorante et bourrue».

Le terme est issu des Ostrogoths qui désigne une confédération de tribus germaniques ayant contribué à la chute de l’Empire romain lors des «invasions barbares».

Les influenceurs ont suscité l’indignation du Québec après que des vidéos de leurs frasques à bord d’un vol nolisé de Sunwing eurent été publiés sur le web au courant de la semaine.

Mardi, les ministres fédéraux de la Santé, de la Sécurité publique et des Transports ont réclamé une enquête pour faire la lumière sur l’événement.

Le porte-parole des conservateurs en matière de Finances, Pierre Poilièvre, est d’avis que Sunwing devrait rembourser au gouvernement les sommes reçues en aides fédérales au cours de la pandémie, lorsque l’industrie aérienne a été dévastée.

«Franchement, ce qu’il y a d’enrageant, c’est de voir les élites fortunées ici au Canada et autour du monde briser leurs propres règles en disant aux gens de la classe ouvrière de rester à la maison, de perdre leur emploi, de vivre dans la pauvreté avec 300 $ par semaine, de détruire leur entreprise», a-t-il dit en point de presse.

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