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Interventions musclées: trois policiers du SPVQ de retour au travail

Deux autres agents sont toujours suspendus

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Trois des cinq agents du Service de police de la Ville de Québec suspendus depuis des arrestations musclées à la fin de l’année 2021 sont de retour au travail.

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TVA Nouvelles a obtenu la confirmation que les agents en question ont repris leurs fonctions le 20 décembre dernier au sein de l’unité GRIPP, chargée de patrouiller dans les bars et de surveiller les activités des gangs de rue dans la Vieille Capitale.

La direction du SPVQ et le module des normes professionnelles ont pris cette décision après avoir évalué leur rôle dans les interventions critiquées.

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Les cinq policiers avaient été suspendus avec solde à la fin de l’année à la suite d’au moins trois vidéos partagées sur les réseaux sociaux, et dans lesquelles on les voit procéder à des arrestations en utilisant des techniques compromettantes.

Images « préoccupantes »

Sur les vidéos partagées sur les réseaux sociaux, on voit les agents du SPVQ tenter de maîtriser Jean-Philippe St-Laurent (mortaise) en le frappant à plusieurs reprises, le 26 novembre 2021, au Portofino de Sainte-Foy.
Capture d’écran et photo courtoisie
Sur les vidéos partagées sur les réseaux sociaux, on voit les agents du SPVQ tenter de maîtriser Jean-Philippe St-Laurent (mortaise) en le frappant à plusieurs reprises, le 26 novembre 2021, au Portofino de Sainte-Foy.

À ce moment, la Fraternité des policiers du SPVQ s’était dite « surprise » par cette décision peu fréquente. La présidente du syndicat se disait alors inquiète que cette décision découle de pressions politiques.

La vice-première ministre Geneviève Guilbault avait notamment qualifié les images de « préoccupantes ».

Dans le cas des deux autres agents suspendus, les enquêtes de la SPVQ et de la déontologie policière sont toujours en cours. Les conclusions de ces enquêtes détermineront si des mesures disciplinaires leur seront imposées.

Des accusations

Rappelons que les arrestations de Jean-Philippe St-Laurent et de Pacifique Niyokwizera, devenues virales par la suite sur internet, ont été réalisées par l’escouade GRIPP.

L’un des amis de Pacifique Niyokwizera, qui a subi une arrestation musclée, a été épinglé pour avoir agressé sexuellement deux adolescentes de 15 ans avec deux complices allégués. Le SPVQ recherchait d’autres victimes. Certaines auraient affirmé avoir été droguées au GHB avant d’être agressées.

Kalilou Barry avait donné des entrevues médiatiques pour dénoncer la brutalité policière qu’aurait subie son ami.

Barry était du groupe qui accompagnait le jeune homme lorsqu’une altercation avec les policiers est survenue près du bar Le Dagobert.

Barry était dans la mire des enquêteurs des crimes sexuels du SPVQ depuis septembre, peut-on lire dans des documents confidentiels obtenus par notre Bureau d’enquête. 

– Avec TVA Nouvelles

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