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Plus de 4000 résidents infectés: les cas explosent dans les CHSLD et les RPA

Il y a plus de 4000 résidents infectés par la COVID-19 dans les milieux de vie pour aînés à travers le Québec

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Photo d'archives Les résidences pour aînés ne sont pas épargnées par le variant Omicron, après avoir subi des éclosions au début de la pandémie, comme ici au CHSLD Herron, à Dorval.

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Le variant Omicron n’épargne pas les CHSLD et les résidences pour aînés du Québec où la COVID-19 frappe de nouveau avec plus de 4000 cas actifs et plus de 80 décès récents.

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« C’était inévitable que ces lieux-là soient très propices à la transmission du virus et de ce nouveau variant, qui est extrêmement contagieux, surtout quand on voit que le virus se propage partout dans la population », explique le virologue et professeur au Département de sciences biologique de l’UQAM, Benoît Barbeau.

En date de jeudi, les résidences privées pour aînés (RPA) de la province recensaient 265 nouveaux cas. Les centres d’hébergement et de soins de longue durée (CHSLD), eux, en comptaient 324, selon les dernières données publiées par le ministère de la Santé. On déplorait 61 décès en CHSLD et 19 en résidences privées.

Zone rouge

Par ailleurs, le nombre d’établissements qui passent en zone rouge, donc ayant plus du quart des résidents infectés par la COVID-19, grimpent à 25 pour les CHSLD et 27 pour les RPA, constate-t-on.

On dénombre également 219 CHSLD et 334 RPA qui ont un ou plusieurs résidents touchés par le coronavirus.

Pour M. Barbeau, trois facteurs peuvent expliquer que le nombre de cas augmente considérablement dans ces milieux de vie : le fait que les effets de la dose de rappel reçue par les aînés commencent à s’estomper, la protection du vaccin qui n’est pas aussi optimale que pour un jeune adulte, ainsi qu’un variant plus résistant au vaccin.

Il estime également que, même si les CHSLD et les RPA ont un accès prioritaire aux tests de dépistage, il est possible que le nombre de cas dans ces établissements soit sous-estimé.

L’infectiologue et microbiologiste au Centre universitaire de santé McGill Donald Vinh abonde dans le même sens.

« C’est sûr que c’est sous-évalué, comme on l’a vu pour la population. En plus, malheureusement, les données ne sont pas en temps réel et le virus a le temps de se propager avant qu’on réagisse », déplore-t-il.

Pas assez proactif

Selon le Dr Vinh, le gouvernement aurait dû s’y prendre plus tôt pour protéger les personnes âgées, et ce, dès que le nombre de cas dans la population plus jeune a commencé à rapidement augmenter.

« On sait que les personnes dans les CHSLD sont des aînés fragiles qui ont besoin de beaucoup de soins. Ces personnes sont depuis le début à risque pour la forme grave de la maladie », rappelle-t-il.

Perdant quotidiennement de plus en plus d’employés dans le réseau de la santé, ce sont aussi les soins donnés aux résidents qui prennent un coup, soutient un ancien préposé aux bénéficiaires.

« Dans certains endroits, les bains ne sont plus donnés à cause du manque d’employés, car il est d’abord primordial de les hydrater et les nourrir. Certains résidents sont aussi alités pendant plusieurs heures voire [plusieurs] jours, parce que le personnel n’a pas le temps de les lever », déplore Jean Bottari.

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