/news/coronavirus
Navigation

Une PME sur quatre pourrait fermer en 2022

Coup d'oeil sur cet article

La Fédération canadienne de l'entreprise indépendante (FCEI) avance qu'une PME sur quatre pourrait fermer définitivement ses portes avant la fin de l'année, notamment parce qu'elles sont déjà endettées par les précédentes vagues.  

• À lire aussi: Fermeture des commerces aux non-vaccinés: des réactions mitigées

• À lire aussi: 2022, une année prometteuse pour les startups québécoises

• À lire aussi: La COVID, une longue crise pour les libertés

«Nécessairement qu'après deux ans de pandémie, évidemment, puis les nombreux confinements auxquels on a été confronté, plusieurs PME, c'est sûr que l'arrivée d'un variant comme celui-là pose de nombreuses questions pour les entrepreneurs», mentionne Francis Bérubé, analyste principal des politiques de la FCEI. 

Les dernières mesures restrictives font mal à de nombreuses entreprises. Cineplex a mis à pied temporairement près de 1000 employés. Air Transat a annoncé qu'elle a annulé près du tiers de ses vols. 

«Il y a beaucoup d'entreprises qui se sont endettées pour passer au travers, en se disant qu'éventuellement, ça allait rouvrir et que les activités allaient reprendre un peu plus normalement et que les entreprises, entre guillemets, allaient se refaire. Par contre, l'endettement, lui, il reste», explique Simon Savard, économiste principal à l’institut de Québec.

Les programmes d'aide des gouvernements ont été plus que nécessaires pour éviter une vague de faillites. Mais avec ces nouvelles restrictions, une hausse des dossiers d'insolvabilité guette maintenant les entrepreneurs. 

«Le niveau de faillites d'entreprise est au plus bas qu'on a vu en 35. Puis ça, c'est grâce aux divers programmes de soutien de l'État. Cela a aidé beaucoup d'entreprises. Mais ces programmes-là sont temporaires. Il y a beaucoup de ces programmes-là qui... sont finis ou vont finir. Fait qu'éventuellement, les choses vont se normaliser», souligne M. Bérubé.

Pour tenter de garder la tête hors de l'eau, des entreprises se sont adaptées à la nouvelle réalité. 

«Dans le commerce de détail, certaines entreprises qui ont migré vers l'achat en ligne; dans la restauration, des entreprises qui ont migré vers la livraison. Mais il est certain que les entreprises qui n’ont pas fait ces changements-là, elles vont avoir plus de difficultés à passer au travers tout simplement», ajoute M. Savard. 

À tous ces défis s'ajoute aussi celui de la pénurie de main-d’œuvre, qui frappe les PME depuis quelques mois.

À voir aussi 

Commentaires

Vous devez être connecté pour commenter. Se connecter

Bienvenue dans la section commentaires! Notre objectif est de créer un espace pour un discours réfléchi et productif. En publiant un commentaire, vous acceptez de vous conformer aux Conditions d'utilisation.