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Combattre sur plusieurs fronts

Combattre sur plusieurs fronts
Photo Agence QMI, Joël Lemay

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Deux ans après le début de la pandémie, le constat est implacable. Il faudra faire beaucoup plus d’efforts encore si on veut finir par sortir du bois.

En plus d’être implacable, le constat fait très mal, en ce début d’année 2022. Si on nous avait dit, il y a deux ans, qu’on serait encore empêtrés dans la pandémie, malgré trois doses de vaccin et d’innombrables mesures, on en aurait fait une dépression collective.  

L’être humain vit d’espoir. Il faut continuer à espérer. Mais il faut aussi se donner les moyens sur plusieurs fronts. 

Recette parfaite 

L’insuffisance de la couverture vaccinale et du niveau de dépistage représente une recette parfaite pour que des variants se reproduisent et s’amplifient. Ce n’est pas moi qui le dis, mais le directeur de l’Organisation mondiale de la santé (OMS), Tedros Adhanom Ghebreyesus.  

Ce dernier a insisté, avant les Fêtes, sur le fait que la fin de la pandémie est « une question de choix ».  

Vaccination obligatoire 

Ici, on débat sur la vaccination obligatoire, à laquelle on arrivera un jour, selon le ministre fédéral de la Santé, Jean-Yves Duclos. Appliquée dans un nombre croissant de pays, la mesure devrait être envisagée « quand tous les autres recours pour augmenter le taux de vaccination ont été épuisés », selon l’OMS.  

On convient que c’est le cas chez nous. Il est plus que temps de resserrer la vis contre les récalcitrants qui, privilégiés par le fait d’avoir accès aux vaccins, le refusent encore.  

Cela dit, tant que le virus circule dans des pays défavorisés où la population est peu protégée, il va continuer de nous frapper.  

Les pays favorisés doivent s’unir pour vacciner la planète. Selon l’OCDE, il en coûterait 50 milliards, soit bien moins que les 10 000 milliards que les pays du G20 ont dépensés jusqu’à maintenant pour protéger leur économie depuis le début de la crise.  

Pour retrouver nos vies normales, il faut passer en quatrième vitesse. 

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