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«Le succès de ma carrière est en grande partie grâce à mon épouse»

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Photo d'archives, Martin Chevalier

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Un jeune passionné de hockey et de baseball, Gilles Courteau, âgé de 29 ans, est devenu le nouveau président de la LHJMQ. Gilles, un jeune adolescent dirigeait des équipes de hockey et surtout une des meilleures formations provinciales de baseball pee-wee du Québec, les Olympiques de Saint-Sacrement. La seule équipe qu’il ne pouvait pas vaincre c’était Shawinigan-Sud.

Encore aujourd’hui, il me rappelle toujours ce match de baseball en particulier qui a été disputé au Tournoi pee-wee de Trois-Rivières. Une équipe montréalaise s’était présentée au stade, portant des beaux uniformes et en pleine confiance de vaincre sa formation. Après deux manches, les Olympiques de Saint-Sacrement menaient 13 à 0. L’entraîneur de l’équipe adverse de Montréal était... votre humble serviteur. 


Tu es originaire de la Mauricie.

Je suis né à Trois-Rivières. L’emploi de mon père, Jean-Marie, au Canadien Pacifique l’obligeait à travailler à l’extérieur de Trois-Rivières continuellement. Alain, Josée et moi pouvions compter sur notre merveilleuse mère, Annette, une maman au foyer qui a aussi travaillé comme couturière.


As-tu pratiqué le sport pendant ta jeunesse ?

J’ai joué au hockey, mais surtout aimé jouer au baseball dans la cour de l’École Saint-Sacrement.


Entraîneur au baseball, ça a joué un rôle important dans ta vie. 

À la suite de mon rôle, les dirigeants de sports de la région m’ont fait comprendre que je devrais songer à m’impliquer dans la direction de la formation junior les Draveurs de Trois-Rivières dirigée par Michel « Le Tigre » Bergeron. 


Aviez-vous des vacances familiales ?

Les vacances d’été se déroulaient dans la ville du Québec où mon père travaillait pendant une période de deux semaines.


Ta première voiture était une perte totale.

Ma première voiture était une magnifique Datsun 210 que j’ai achetée de Michèle Bergeron, l’épouse du Tigre. Malheureusement, à la suite d’un accident, la voiture était une perte totale.  


Tout jeune, tu t’es joint aux Draveurs de Trois-Rivières.  

Mon professeur de mathématique au secondaire, Sylvain Cinq-Mars a recommandé aux Draveurs que Gaston Leblanc devienne statisticien de l’équipe et que je sois son adjoint.  


Tes cours de dactylo t’ont mis dans le pétrin à l’école.

J’accompagnais les Draveurs sur la route. Alors souvent, le lendemain matin, je ne me présentais pas à l’école. Un matin, mon père m’a dit : « Fiston, l’école m’a avisé que tu semblais manquer souvent ton cours matinal ». Je lui ai répondu : « Non, papa, je crois que la couverture des Draveurs fait partie de mes cours ». Après cette rencontre, j’ai compris que je devais être à l’école tous les matins.  


C’était payant de travailler pour les Draveurs ?

Et comment ! Mon salaire était de 250 $, dont 125 $ payés pour la période à Noël, et l’autre montant de 125 $ était versé une fois la saison terminée.


Quels sont tes talents de cuisinier et de travaux manuels ?

J’aimerais commencer en soulignant que je n’ai aucune idée de quel bord on tourne une vis, alors, oublions le travail manuel. Cependant, lors des dernières années, j’ai bien amélioré mes talents de cuisinier.  


Les journalistes Claude Loranger et Yves Goulet t’ont engagé.

Claude Loranger m’a offert de faire la couverture du hockey mineur pour l’Hebdo de Trois-Rivières. Yves Goulet m’a engagé comme journaliste sportif à la radio de CKTR. 


As-tu eu d’autres emplois à Trois-Rivières ?

Avant de me joindre à la LHJMQ, j’ai travaillé à la CIP avec Debbie Savoy-Morel l’épouse de Denis Morel, l’ancien arbitre de LNH. 


Comment était Michel Bergeron comme patron ?

Michel m’a permis de bien comprendre les dessous du hockey junior. Aussi exigeant qu’il était envers nous, il l’était envers lui-même. C’était important pour lui que je décèle dans la foule quels dirigeants des équipes adverses assistaient au match, car cela lui permettait de savoir s’il y avait de l’intérêt pour certains de ses joueurs.


Les repas d’après match au restaurant.

Nous allions au restaurant de son bon ami, Jean-Yves Descormiers. J’écoutais Michel analyser le match et surtout dire comment s’améliorer. À l’occasion, il me demandait si je connaissais une gardienne pour ses enfants. Oui, vous avez compris, j’offrais mes services. 


À 18 ans, tu as fait le grand pas vers Québec.

M. Paul Dumont m’a invité à me joindre à lui et à Hélène Morency à titre d’homme à tout faire au sein de la LHJMQ. Je ne l’ai jamais regretté. D’ailleurs, j’ai ensuite travaillé pour les Nordiques ainsi que comme DG des Remparts de Québec. 


Est-ce que l’horaire de travail était difficile ?

Je demeurais en pension chez Mme Perkins. L’automne, l’hiver et le printemps, les heures de travail ne comptaient pas. L’été, c’était le contraire. Si la météo n’était pas favorable, je devais rentrer au bureau. Les autres jours, je pouvais me détendre et jouer au golf.


Tu as deux magnifiques enfants.

Mes enfants, Louis Jean et Jessie sont des gens extraordinaires et ont toujours été ma source d’inspiration. 


Ton épouse a sacrifié une carrière de chanteuse. 

Mon épouse, France Ebacher a sacrifié sa carrière pour me rejoindre de Trois-Rivières à Québec et ensuite, dans la région de Montréal. Au début de notre vie de couple, c’est son salaire qui payait toutes nos dépenses. Je vous avoue que le succès de ma carrière est en grande partie grâce à son appui et son amour pour moi. 


Pourquoi es-tu aussi reconnaissant envers Normand Brousseau et Serge Savard ?

En 1986, j’avais été nommé président par intérim de la LHJMQ. Normand Brousseau, un des gouverneurs de la LHJMQ a demandé à Serge Savard, directeur général du Canadien, d’appuyer ma candidature à titre de président de la LHJMQ auprès des autres gouverneurs. Après la rencontre des gouverneurs au Forum de Montréal, je suis convoqué dans le salon de Ronald Corey. À l’âge de 29 ans, je suis devenu le président de la LHJMQ.  

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