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Joly ne ferme pas la porte à l’envoi d’armes en Ukraine

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Photo AFP

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La ministre des Affaires étrangères Mélanie Joly n’a pas fermé la porte, dimanche, à un éventuel envoi d’armes en Ukraine.

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Interrogée directement sur cet enjeu à l’émission Question Period de CTV, la ministre s’est contentée de répondre qu'Ottawa allait soutenir l’Ukraine face à la Russie, en évitant soigneusement de répondre «oui» ou «non» en vue d'une potentielle aide militaire.

Mme Joly a dit être très engagée à travailler avec les Ukrainiens, mais elle n’a pas voulu non plus confirmer si le Canada envisageait des sanctions supplémentaires contre la superpuissance de Vladimir Poutine.

«La sécurité de l'Ukraine est la sécurité de l'Europe et donc, c'est la sécurité du monde et du Canada», a-t-elle déclaré.

Des pourparlers se déroulent entre de hauts responsables américains et russes les 9 et 10 janvier 2022, à Genève.

Jusqu’ici, le Canada maintient un groupe d'environ 200 membres des Forces armées canadiennes (FAC) en Ukraine dans le cadre de l'opération UNIFIER. Les soldats, qui forment notamment les militaires là-bas, doivent y rester jusqu'en mars 2022.

Tensions avec la Chine

Par ailleurs, la ministre Joly a expliqué, lors d’une autre entrevue avec Global News, dimanche, qu'elle a été mandatée pour élaborer une stratégie indopacifique. Le but est de revoir la relation du Canada avec la Chine, mais aussi avec la région dans son ensemble. Les détails de cette nouvelle stratégie seront dévoilés ultérieurement.

«Il y a une influence croissante de la Chine dans le monde et chaque pays doit prendre une décision quant à sa relation avec la Chine», a déclaré la ministre fédérale.

Quant à lui, le premier ministre, Justin Trudeau, a ouvertement dénoncé la «diplomatie coercitive» de Pékin et a affirmé récemment son souhait de voir les pays partageant les mêmes idées que le Canada «montrer un front uni» contre la Chine.

Rappelons que la relation glaciale entre les deux pays remonte à 2018, lorsque le Canada avait détenu la directrice financière de Huawei, Meng Wanzhou, en réponse à une demande d'extradition américaine.

En représailles apparentes, la Chine avait détenu deux Canadiens, Michael Spavor et Michael Kovrig, pendant plus de 1000 jours, juste après l'arrestation de Meng Wanzhou. Les deux hommes ont recouvré leur liberté en septembre 2021, quelques heures seulement après que Meng Wanzhou eut conclu un accord avec les procureurs américains pour qu'ils abandonnent les charges qui pesaient contre elle.

Or, loin de dégeler les tensions, la Chine a clairement indiqué, lors d'une conférence de presse le 27 décembre, que les relations entre les deux pays restaient houleuses.

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