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Fini la guerre entre Québec et Lévis, se réjouit Guilbault

La ministre responsable de la Capitale-Nationale enthousiaste pour 2022

Quebec
Photo d’archives, Stevens Leblanc Pour la ministre responsable de la Capitale-Nationale, le projet de 3e lien est un parfait exemple de développement interrives.

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Le vent de renouveau qui souffle à Québec permettra de tourner la page sur une rivalité contre-productive entre Québec et Lévis pour faire de cette grande région un puissant pôle économique, croit plus que jamais la ministre Geneviève Guilbault.

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« On manque de parcs industriels à Québec, ça déborde ! On manque de zones de développement. Si on veut attirer des entreprises ici, il faut les installer quelque part », a observé la ministre responsable de la Capitale-Nationale lors d’une entrevue de fin d’année accordée à notre Bureau parlementaire.

Les mots prononcés par Bruno Marchand le soir de son élection ont d’ailleurs sonné comme de la musique à ses oreilles.

En particulier ce moment où, dans son discours de victoire, le nouveau maire a signalé que l’époque où Québec et Lévis se bâtissaient « dos au fleuve » était révolue.

« On pense exactement pareil », considère Mme Guilbault. Cette vision de développement « inclusif, interrives », c’est « ce que j’ai toujours prôné », a-t-elle rappelé.

Une nouvelle ère

Il est de notoriété publique que les relations entre Régis Labeaume et son homologue lévisien, Gilles Lehouillier, étaient rompues depuis que ce dernier avait largué le projet de service rapide par bus (SRB).

Les tensions étaient aussi palpables entre l’ancien maire et Mme Guilbault, qui préfère maintenant éviter carrément le sujet.

« Je ne veux pas parler de Régis. Parce que je pense que le sujet a été écumé sous tous les angles », a-t-elle lancé, en coupant court à nos questions sur ce point.

« Là, le triangle est comme complètement harmonieux », se réjouit-elle. Mme Guilbault constate déjà que ce climat est « plus propice » à la collaboration et aux nombreuses possibilités qui en découlent.

« On est dans la nouvelle ère », se plaît à marteler l’élue caquiste. « Avec Lévis, Québec et moi qui sommes tous sur la même longueur d’onde, c’est clair que ce développement interrives va pouvoir se faire, considère-t-elle. Tout le monde est enclin. »

L’union fait la force

Ce renouveau arrive au bon moment, car l’économie commence à se remettre des effets de la pandémie qui se poursuit.

Son objectif se résume donc ainsi : « faire de la Capitale-Nationale un pôle économique à part entière », qui inclut Lévis.

Cette union, c’est selon elle la meilleure façon de faire face à la compétition féroce, qui vient des États-Unis, de Toronto, et d’encore plus près. « On rivalise contre Montréal d’une certaine façon », a-t-elle souligné, citant le dossier du port de Québec en guise d’exemple.

Pour la ministre, l’amélioration de la mobilité entre les deux rives, comme la densification que permettront le tunnel Québec–Lévis et le tramway, de part et d’autre du fleuve, sont autant d’éléments essentiels à la concrétisation de sa vision.

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