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Hospitalisations et délestage: la Mauricie et le Centre-du-Québec passent au niveau d’alerte maximale

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Face à la hausse des hospitalisations, la Mauricie et le Centre-du-Québec sont passés au niveau d’alerte maximale mardi. Tous les établissements de soins du CIUSSS de la Mauricie-et-du-Centre-du-Québec se situent maintenant au niveau quatre en ce qui concerne le délestage, qui, lui, pourrait passer à 80% et plus.

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Mardi, le bilan de l’Institut national de santé publique du Québec (INSPQ) a fait état de 177 hospitalisations, dont 15 personnes aux soins intensifs. 

Le ministère de la Santé et des Services sociaux avait déjà autorisé la région à basculer au niveau maximal, alors que les autorités sanitaires régionales tentaient à tout prix d'éviter la situation.

Ce passage au niveau supérieur permet ainsi d’augmenter le délestage, jusqu’à 80% et plus, mais le Centre intégré universitaire de santé et de services sociaux de la Mauricie-et-du-Centre-du-Québec (CIUSSS MCQ) ne veut pas réduire les chirurgies. 

«On reste convaincus d’être capables de maintenir une capacité chirurgicale d’à peu près 50%, ce qui nous permet de faire des interventions urgentes, les interventions oncologiques», a rapporté le président-directeur général de l'établissement, Carol Fillion.

Toutefois, les services prioritaires sont déjà affectés par le taux d’occupation dans les hôpitaux. 

«Il y a désormais un comité qui se réunit tous les jeudis pour décider quels cancers seront opérés de manière prioritaire», a expliqué le médecin de famille de Shawinigan Frédéric Picotte.

Il a ajouté qu’un de ses collègues, neurochirurgien, affirme quant à lui avoir accès au bloc opératoire seulement deux jours par semaine. Une grande baisse, alors qu’il y avait droit sept jours sur sept auparavant.

Les chiffrent inquiètent en plus de peser lourd sur le personnel de la santé. Le nouveau palier d’alerte permettra au moins de concentrer les travailleurs affectés aux services moins prioritaires de prêter main-forte dans d’autres services.

Un certain soulagement, puisque les travailleurs sont épuisés sur le plancher, a fait savoir la présidente du Syndicat du personnel paratechnique, des services auxiliaires et de métiers du CIUSSS MCQ affilié à la Confédération des syndicats nationaux, Marie-Josée Hamelin.

Le portrait des hospitalisations

Selon la tendance provinciale, le chef du service hémato-oncologie du CIUSSS-MCQ, le Dr Christian Carrier, a expliqué que la majorité des occupants des centres de soins ne sont pas vaccinés. D’une autre part, ceux qui sont vaccinés présentent aussi une condition de santé sévère qui affaiblit leur système immunitaire.

Rapidement, il faudra trouver des lits en dehors des hôpitaux pour les patients qui ne nécessitent pas de soins hospitaliers. «Une personne âgée qui tombe, fracture au poignet, petite opération, découverte COVID positive, ne peut pas retourner en CHSLD par crainte d’éclosion», a donné en exemple le Dr Carrier.

Le CHSLD Cooke, qui devait être une zone chaude pour des résidents de centres d’hébergement, ne le sera finalement pas par manque de matériel sur place. M. Fillion a confirmé par contre que d’autres avenues sont explorées, comme les hôtels, pour accueillir une dizaine de personnes dans chaque installation.

Des centaines de volontaires inutilisés

Alors que le CIUSSS de la région tente de recruter du nouveau personnel pour se greffer à ses équipes, des ratés sont observés concernant la plateforme « Je contribue ».

Près de 3000 personnes se sont portées volontaires en ligne depuis la mi-décembre, mais la plupart d’entre elles n’ont jamais été appelées à travailler. C’est que rapportent des citoyens à travers des publications Facebook.

M. Fillion justifie en partie ces délais par le personnel manquant aussi dans les équipes chargées du recrutement. Au rythme actuel, le CIUSSS MCQ est en mesure de faire entrer au travail une centaine de personnes chaque semaine. Près de 600 nouveaux travailleurs ont été ajoutés dans les secteurs en demande jusqu’à présent.

De plus, la majorité de ces volontaires ont indiqué vouloir donner un coup de main dans les cliniques de vaccination, alors qu’ils seraient plutôt nécessaires sur les planchers des hôpitaux ou dans les CHSLD, a précisé Mme Hamelin.

Avec des centaines de travailleurs absents au travail dans les établissements de santé de la région, toute l’aide possible sera la bienvenue. Il faudra visiblement patienter un peu plus avant que les nouveaux arrivants soient affectés dans les hôpitaux.

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