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La femme de Jeff Petry reste aux États-Unis pour un «mode de vie beaucoup plus normal et sain»

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La vie de famille d’un athlète professionnel n’est déjà pas évidente. Lorsqu’une pandémie se manifeste et s’incruste, comme c’est le cas depuis bientôt deux ans, ce n’est rien pour aider la situation. 

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Jeff Petry peut en témoigner. C’est sans sa famille que le défenseur du Canadien est rentré à Brossard après avoir terminé sa quarantaine de 14 jours. 

« Notre famille a pris une décision difficile. Toutefois, on pense que c’est la meilleure pour les enfants et ma femme. Ce n’est pas une décision facile, mais on se sentait à l’aise de la prendre », a indiqué l’Américain de 34 ans, à ce sujet, mardi.

Julie Petry ainsi que Boyd, Barrett et Bowen, les trois garçons du couple, sont donc demeurés au Michigan et y resteront jusqu’à la fin de la saison.

« Même si c’est difficile de diviser notre famille pour les trois prochains mois et demi, nous savons qu’il s’agit de la meilleure décision pour NOTRE famille », a écrit Mme Petry, sur Instagram, lundi.

« Nous ne pouvons qu’espérer un retour à la normale à l’automne, mais en ce moment, je suis simplement reconnaissante que nous ayons l’option de rester ici, où nos garçons pourront vivre un mode de vie beaucoup plus “normal” et sain », a-t-elle poursuivi.

Jeff Petry a retrouvé ses coéquipiers sur la glace du centre d’entraînement à Brossard, mardi.
Photo Pierre-Paul Poulin
Jeff Petry a retrouvé ses coéquipiers sur la glace du centre d’entraînement à Brossard, mardi.

Comme Eric Staal

Ce n’est pas la première fois, depuis le début de cette pandémie, qu’un joueur du Canadien s’amène au Québec en laissant les siens derrière. Eric Staal avait fait la même chose l’an dernier lorsqu’il a été acquis par le Tricolore le 26 mars 2021.

Et il ne sera probablement pas le dernier.

Inévitablement, la disparité entre la gestion de la crise sanitaire au Canada et celle qui prévaut au sud de la frontière finira par avoir des répercussions sur les effectifs des formations canadiennes.

On n’y est pas encore, mais le jour n’est assurément pas loin où des joueurs exigeront d’être échangés à des formations américaines ou profiteront de leur autonomie pour s’expatrier au pays de l’Oncle Sam. 

Le goût des Doritos

Car les restrictions concernant la COVID-19 viendront s’ajouter au climat et aux taxes dans la colonne des points négatifs à venir jouer au Canada. Sans compter que les Doritos n’ont pas le même goût, selon ce qu’a déjà martelé Patti Smith, la femme de Bryn, ancien lanceur des Expos.

Questionné à ce sujet (celui des restrictions, pas des Doritos), Petry n’a pas trop voulu se mouiller, mardi.

« Chaque situation est différente. Il y a des célibataires, des gars qui ont une famille, d’autres qui ont des enfants à l’école ou qui ne vont pas encore à l’école », a-t-il dit.

Faire le vide

Au moins, la quarantaine inattendue de Petry, qui a obtenu un résultat positif le 26 décembre, lui aura permis de passer deux semaines supplémentaires avec sa famille. Et de garder la forme.

« C’est une chance que j’aie été en isolement chez moi. J’ai un gym à la maison. J’ai pu m’entraîner. Par contre, je n’ai pas pu patiner, car je n’avais pas mon équipement avec moi », a-t-il raconté.

Ce n’est peut-être pas une mauvaise chose que Petry soit demeuré loin de la surface de jeu pendant un bout de temps. Avec une récolte de seulement deux passes et un différentiel de -7 depuis le début de la saison, le temps était propice à faire le vide.

« Oui, ça a fait du bien de prendre du recul et de m’éloigner de tout ce qui concerne le hockey, a-t-il reconnu. Même si les circonstances n’étaient pas idéales, c’était une belle occasion d’oublier ce qui s’est passé, de récupérer physiquement et mentalement. J’espère que ça m’aidera à trouver des solutions et à mieux jouer. »

Aucune confirmation

Dominique Ducharme n’a pas confirmé la présence de Petry dans la formation face aux Bruins de Boston, ce soir. Ni celle d’aucun de ses joueurs. Il préfère voir la condition physique de chacun lors de l’entraînement de ce matin, avant de se prononcer.

« J’ai aimé ce que j’ai vu de lui, aujourd’hui [mardi]. Il bougeait bien, il avait de l’énergie. C’est en jouant de cette façon qu’il connaît du succès », a tout de même souligné l’entraîneur-chef du CH, à propos de Petry.

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