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Party d’influenceurs en avion: un intermédiaire d’Awad blâme en partie Sunwing

Elle n’aurait pas été assez claire sur les règles applicables

James William Awad, l’organisateur du vol en folie vers Cancún, a eu recours à un intermédiaire, un courtier en aviation d’affaires, qui l’a aidé à noliser un Boeing 737 de Sunwing.
Photo tirée de Facebook James William Awad, l’organisateur du vol en folie vers Cancún, a eu recours à un intermédiaire, un courtier en aviation d’affaires, qui l’a aidé à noliser un Boeing 737 de Sunwing.

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Sunwing n’a pas été assez claire quant aux règles qui s’appliquaient sur le fameux vol festif entre Montréal et Cancún, soutient l’intermédiaire par lequel James William Awad a nolisé l’avion.

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« On n’a pas eu de documents disant que les règles de l’aviation civile internationale s’appliquaient sur ce vol. [...] Donc nous, on n’a pas pu le répercuter à notre client », explique au Journal, sous le couvert de l’anonymat, le courtier en aviation d’affaires qui a aidé M. Awad à réserver un Boeing 737 de Sunwing.

« Généralement, les mêmes réglementations s’appliquent sur les vols commerciaux et sur les vols privés », reconnaît le courtier, qui souligne toutefois que dans le cas d’un groupe qui nolise un avion, il n’est pas rare que le propriétaire de l’appareil donne « un peu plus de latitude » à ses clients.

« Mettre de la musique dans un avion, c’est une chose qui est assez courante, illustre-t-il. Si le commandant de bord donne son aval, on peut le faire. »

Le courtier soutient cependant que la consommation d’alcool personnel et le vapotage ne pouvaient être autorisés sous aucune considération. Selon lui, le personnel de Sunwing aurait dû intervenir pour mettre fin rapidement à ces infractions.

Jusqu’ici, dans cette affaire, Sunwing s’est bornée à répéter qu’un « groupe de passagers à bord d’un vol nolisé privé a adopté un comportement turbulent, ne respectant pas les règlements de l’aviation et de la Santé publique ».

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Prête à ramener les fêtards

De son côté, l’entreprise québécoise Chrono Aviation, qui a fait le lien entre le courtier et Sunwing, se dit prête à ramener au pays les voyageurs du vol en folie qui ne sont toujours pas rentrés.

« Ils ne vont toujours bien pas laisser des ressortissants canadiens pris au Mexique pendant trois mois », lance Dany Gagnon, vice-président de Chrono.  

« S’il y avait une mission spéciale à faire, à leurs frais, et que le gouvernement disait “OK, on va vous ramener, mais voici les conditions : il n’y en aura pas, d’alcool, et vous allez rester assis”... Si je le faisais en nolisement, sachant ce que le groupe a fait [à l’aller], c’est certain que je ne le ferais pas juste avec des agents de bord dans l’avion. Ça me prendrait une force policière. »

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