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Une session à distance ou en mode hybride : laissons les étudiants choisir

Coronavirus. Business workers working from home wearing protective mask. Small company in quarantine for coronavirus working from home with sanitizer gel. Small company concept.
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J’aimerais porter à l’attention de Mme McCann, du ministère de l’Enseignement, les effets que fait vivre la situation d’incertitude actuelle au sujet des modalités d’enseignement dans les universités pour le trimestre d’hiver 2022.  

La session débute ce lundi dans plusieurs cégeps et universités et nous ne connaissons pas encore sous quel mode va se dérouler l’entièreté du trimestre d’hiver 2022. À l’Université du Québec à Montréal, nous avons appris le 30 décembre dernier que le trimestre d’hiver se tiendrait en ligne et à distance jusqu’au 16 janvier. Le 4 janvier, nous avons reçu un nouveau communiqué qui nous informait d’une prolongation jusqu’au 23 janvier. L’information entre au compte-goutte et nous sommes laissés dans le flou concernant les modalités d’enseignement passé le 23 janvier. 

Manque de clarté

Le manque de clarté actuel et les modifications constantes engendrent un stress néfaste et inutile. Plusieurs d’entre nous sommes des étudiants en situation de handicap, avons une condition de santé chronique ou un proche à risque, sommes des parents étudiants, demeurons en région et devons prévoir nos déplacements, devons en parallèle jongler avec les mêmes incertitudes dans nos milieux de travail ou vivons une diversité de situations où il devient complexe de s’organiser face à un contexte aussi imprévisible. 

Je pense aussi au risque d’absences accru advenant un retour en présentiel de celles et ceux qui attraperont la covid (même légère), alors qu’en maintenant une possibilité d’étudier entièrement à distance nous pourrions poursuivre les cours sans danger ou mise en danger d’autrui. 

Face à la situation sanitaire exceptionnelle que nous rencontrons, une session entièrement à distance ou en mode bimodal (au choix de l’étudiant.e) annoncée le plus tôt possible permettrait de pallier plusieurs situations problématiques et de réduire le stress lié à l’incertitude que nous sommes un grand nombre à ressentir. Ceci nous permettrait de planifier nos activités jusqu’au printemps et de ne plus être à la merci de l’évolution pandémique. 

Je demande à Mme McCann, au ministère de l’Enseignement supérieur et aux universités de considérer cette proposition, afin que nous puissions tous connaître une rentrée d’hiver 2022 la plus sereine possible en dépit du contexte. 

Annyck Martin, Étudiante au doctorat en études et pratiques des arts (UQAM) et qui cumule plusieurs des situations mentionnées ci-dessus.

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