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COVID-19: la Suisse évoque le «début de la fin»

COVID-19: la Suisse évoque le «début de la fin»
AFP

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Le variant Omicron pourrait être «le début de la fin» de la pandémie de la COVID-19, a estimé mercredi le gouvernement suisse, qui par prudence souhaite prolonger jusqu’à fin mars les mesures prises pour endiguer la 5e vague. 

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«On est peut-être à la veille d’un tournant qui pourrait être décisif avec le passage d’une phase pandémique à une phase endémique avec une immunité atteinte dans la population qui atteint des niveaux maintenant élevés», a déclaré le ministre de la Santé, Alain Berset, en conférence de presse.

«L’Omicron c’est peut-être le début de la fin — on ne le sait pas — de cette pandémie», a-t-il dit.

En prenant compte de la vaccination et des guérisons, le taux d’immunité des plus de 20 ans dépasse les 90 %, et atteint même 97 % pour les plus de 80 ans, a-t-il expliqué.

Comme le reste de la planète, la Suisse n’a pas échappé à la 5e vague, même si les capacités hospitalières ne sont pas encore surchargées. Selon les experts gouvernementaux, le variant Omicron représente environ 90 % des infections.

«Omicron est très contagieux, moins dangereux, mais ce n’est pas une raison pour baisser la garde. Mais ce n’est pas non plus une raison de verser dans l’alarmisme», a affirmé M. Berset.

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Quarantaine réduite à 5 jours

Lors de sa séance du jour, le Conseil fédéral (gouvernement) a décidé de raccourcir la durée d’isolement des patients COVID de dix à cinq jours.

Pour pouvoir sortir de l’isolement, il ne faudra présenter aucun symptôme depuis 48 heures, comme c’est déjà le cas.

La quarantaine des cas contacts est également ramenée à cinq jours. Depuis janvier, plusieurs cantons avaient déjà ramené cette quarantaine à sept jours. Elle est par ailleurs limitée «aux personnes qui font ménage commun ou ont eu un contact comparable, étroit et régulier avec une personne testée positive».

En sont exemptées les personnes guéries ou vaccinées depuis moins de quatre mois.

«La situation reste cependant fragile. On a une hausse des contaminations qui va entraîner une augmentation des hospitalisations, on le voit dans d’autres pays», a souligné le ministre de la Santé.

Face à la cinquième vague de la COVID et afin de limiter si possible les contagions liées à Omicron, la Suisse a décidé le 17 décembre de limiter l’accès à l’intérieur de certains établissements aux seules personnes vaccinées ou guéries (règle des 2 G), de restreindre le nombre de participants aux réunions privées, de rendre le télétravail obligatoire et de renforcer l’obligation de porter le masque.

Ces mesures devaient prendre fin le 24 janvier, mais «au vu de la situation hospitalière qui reste tendue», le gouvernement propose de les reconduire jusqu’à fin mars.

Afin de maintenir la reconnaissance du certificat COVID par l’Union européenne, le Conseil fédéral souhaite par ailleurs raccourcir la durée de validité de tous les certificats de vaccination de 365 à 270 jours.

Le pays alpin, qui compte quelque 8,6 millions d’habitants, a enregistré plus de 12 000 morts du Covid-19 depuis le début de la pandémie, soit près de 139 décès pour 100 000 habitants. Quelque 67 % de la population est entièrement vaccinée, moins que dans d’autres pays d’Europe de l’Ouest.

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