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Festivals: Omicron joue les trouble-fêtes

Le retour à la normale espéré menacé par le variant

FEQ Electro
Photo d'archives Difficile de savoir quelle sera l’allure des festivals cette année.

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Le retour à la normale qu’espéraient tous les organisateurs de festivals du Québec est menacé par Omicron. Le très contagieux variant fait craindre des limites de spectateurs sur les sites, comme en 2021.

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« Avant Omicron, tout le monde se préparait pour l’été prochain la pédale dans le fond. On entrevoyait le retour d’une certaine normalité. Maintenant, on ne sait plus. On se retrouve plutôt dans l’incertitude, comme en 2020 et 2021 », dit le directeur général du Regroupement des événements majeurs et internationaux, Martin Roy.

C’est le cas à Tadoussac, indique le directeur du Festival de la Chanson, Julien Pinardon. « Nous étions partis sur une formule normale de quatre jours. C’est encore dans cette direction qu’on va, mais on réfléchit à des plans B. »

Déjà, Omicron fait des siennes. IglooFest Montréal a renoncé à son édition 2022, prévue en janvier. La tenue du festival Montréal en Lumière, en février, n’est pas remise en question, mais la situation sanitaire est suivie de près.

En attente

Au Saguenay, les organisateurs du festival de courts métrages Regard, qui aura lieu du 23 au 27 mars, se croisent les doigts en attendant les décisions du gouvernement.

« Nous espérons apprendre au courant du mois de février que les salles seront rouvertes en mars. 

Si c’est le cas, notre plan initial, qui est composé d’un volet en ligne, pourra être maintenu », révèle la directrice générale Marie-Elaine Riou.

À Petite-Vallée, après un départ canon au mois de décembre, la vente de billets pour le Festival en chanson, qui se tiendra du 30 juin au 9 juillet, est en « chute libre » en raison de l’incertitude causée par le variant.

« Il y a un spectacle pour lequel on arrive à la demi-jauge. J’ai demandé au producteur si on arrêtait de vendre des billets pour créer une liste d’attente ou s’il prenait le risque de dépasser la moitié et si on a une jauge à 50 %, on ne peut pas le faire. Ça fait partie des préoccupations », observe le directeur Alan Côté.

Optimisme

Si Omicron inquiète, les organisateurs de festivals interrogés ont tous insisté pour dire qu’ils restent optimistes. Et flexibles.

« L’expérience des deux dernières années nous a appris que le vent peut tourner rapidement dans un sens comme dans l’autre et que nous n’avons pas le choix de nous ajuster », signale la directrice générale du Festival d’été de Québec, Anne Hudon.

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