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La coupe Stanley avant l’argent

Tuukka Rask souhaite obtenir une dernière chance de rafler les grands honneurs

La coupe Stanley avant l’argent
Photo AFP

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Opéré à une hanche au mois de juin, Tuukka Rask se considère suffisamment en forme pour effectuer un retour au jeu. Voilà pourquoi, mardi soir, il s’est entendu avec les Bruins sur les termes d’un contrat qui lui rapportera la modique somme d’un million de dollars. 

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Puisque cette entente a été signée au prorata du nombre de matchs restant à écouler à la saison, le Finlandais touchera 545 000 $. Une aubaine considérant que le vétéran de 12 saisons détient quelques marques dans l’histoire de l’équipe, dont celle du plus grand nombre de victoires (306).

Selon le site capfriendly, Rask a touché, au cours de sa carrière, un salaire total de plus de 61 M$. L’avenir de sa descendance est assuré pour les générations à venir. 

D’ailleurs, celui qui avait été un choix de premier tour des Maple Leafs (21e au total) en 2005 a souligné que l’argent n’avait rien à voir avec son désir de revenir au jeu.

« Je veux recommencer à jouer au sein du groupe avec lequel j’ai passé toute ma carrière et je veux obtenir une autre occasion de gagner », a-t-il expliqué par le biais d’une visioconférence.

Rask en était à sa deuxième saison avec les Bruins lorsque ceux-ci ont soulevé la coupe Stanley, au printemps de 2011. Toutefois, avec Tim Thomas, récipiendaire du trophée Conn-Smythe, devant lui, il n’avait disputé aucun match lors du parcours des Bruins.

Rask et ses coéquipiers ont vécu la douleur de perdre deux finales avec les Bruins, en 2013 et en 2019.

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L’Évangile de Marc Bergevin

Sauf que la troupe de Bruce Cassidy n’a plus la puissance qu’elle avait au cours des dernières saisons. Grâce à une poussée intéressante lors des 10 derniers matchs, les Bruins s’accrochent à la dernière place donnant accès aux séries éliminatoires.

« Le cœur de cette équipe est encore en place. Dernièrement, on a démontré qu’on pouvait encore jouer du hockey inspiré. L’important, c’est de se qualifier pour les séries. Après, tout peut arriver », a lancé Rask, semblant sortir un extrait de l’Évangile de Marc Bergevin.

N’empêche, Rask et les autres vétérans de l’équipe, Patrice Bergeron (36 ans) et Brad Marchand (33 ans), sont conscients que le temps commence à presser s’ils souhaitent de nouveau déambuler avec le précieux trophée.

« On en a déjà parlé. On est réalistes. On sait que l’on vieillit et que la fenêtre se referme tranquillement », a convenu Rask.

Une chose est certaine, son retour soulève beaucoup d’enthousiasme au sein des troupes.

« C’est l’un des meilleurs gardiens des 10 ou 15 dernières années. On est excités de le revoir. Il va nous aider à gagner des matchs. Il va même voler quelques victoires pour nous », a indiqué Marchand.

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Le classique de Plastic Bertrand

Avant de penser aux grands honneurs, Rask devra s’assurer que le corps tiendra le coup. Il y a quelques semaines, il avait signé une entente avec les Bruins de Providence, avec qui il devait retrouver la forme. Toutefois, le chambardement du calendrier provoqué par la montée du variant Omicron a contrecarré ses plans. 

Rask n’a quand même pas chômé au cours des dernières semaines.

« Ça fait déjà quelques mois que je m’entraîne avec l’équipe, a-t-il rappelé. Physiquement, je suis prêt depuis un bout de temps. »

« Le défi sera de m’assurer que mon jeu soit au niveau. Ce n’est pas évident de sauter dans l’action au beau milieu d’une saison », a-t-il poursuivi.

Rask obtiendra un premier départ, jeudi soir, contre les Flyers. Ce match et ceux qu’il disputera au cours des prochains mois dicteront assurément la suite : stop ou encore ?

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