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Le Canadien peut-il se passer de Roy?

Dossier Guy Lafleur - Remparts
Photo d'archives, Didier Debusschère Tout comme Guy Lafleur, Patrick Roy a le CH tatoué sur le cœur. Les deux légendes s’étaient rencontrées lors du 50e anniversaire de la LHJMQ, en 2019.

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La question qui chapeaute cette chronique ne fait pas l’unanimité. Ça va avec le personnage. Pour certains, Patrick Roy est le candidat tout désigné pour le poste de directeur général du Canadien. D’autres voient n’importe quel autre postulant. Mais surtout pas Roy.

L’échantillonnage n’est pas comptabilisé. Mais les opposants semblent plus nombreux à se faire entendre sur les réseaux sociaux.

Ceux-là jugent Roy trop impulsif pour occuper le poste de DG. Ils lui reprochent ses écarts du passé.

Dans certains cas, c’est comme si Roy n’a jamais rien fait de bon dans sa carrière de gestionnaire.

L’agressivité est palpable.

Son équipe, sa passion

Oui, le personnage n’est pas parfait, mais qui l’est ?

Les Québécois vénèrent Maurice Richard plus de 20 ans après sa mort et Guy Lafleur parce qu’ils se retrouvent en eux.

C’est la même chose pour les pro-Roy. Ils aiment son franc-parler et son dynamisme.

Les héros et les héroïnes de notre monde sont généralement des gens du peuple.

Roy n’a pas la prestance de Lafleur. Mais comme Flower, il a le Canadien dans la peau. Comme Lafleur et tous les autres qui ont encore le CH à cœur, il a mal à son Canadien. Il veut faire partie de la solution.

L’homme mange et dort hockey 24 heures par jour, sept jours sur sept. Son association avec les Remparts de Québec sort de l’ordinaire.

Au lieu de passer l’hiver à jouer au golf en Floride, il redonne au hockey junior. Il enseigne aux jeunes, les conseille. Il se tape des voyages en autocar aux quatre coins du Québec et dans les Maritimes. Il faut le faire quand on est multimillionnaire.

L’homme de la situation

De tous les candidats au poste de DG du Canadien, il est le plus réputé et le plus expérimenté. 

Si le comité de sélection veut donner un électrochoc à l’organisation, Roy est l’homme de la situation.

Est-ce le cas ?

Examinons l’envers de la médaille.

Il y aurait de fortes chances que la présence de Roy relèguerait Jeff Gorton à l’arrière-scène.

La direction serait-elle à l’aise avec ça ?

Roy serait-il tenté, par ailleurs, de descendre derrière le banc s’il le jugeait utile ?

La question lui a été peut-être posée lorsqu’il a conversé avec Geoff Molson, Bob Gainey, Michael Andlauer et Gorton vendredi dernier.

C’est peut-être ce poste qui lui sera proposé à la fin s’il ne répond pas au profil du directeur général que Molson et Gorton recherchent.

Roy serait peut-être plus dans son élément, mais il ne faut pas minimiser l’expérience qu’il possède comme gestionnaire dans la LNH.

Expérience demandée

Les autres candidats en lice n’en possèdent pas autant. Même que certains n’en ont pas du tout.

C’est vrai qu’il faut commencer quelque part, mais on ne forme pas un directeur général d’une équipe sportive majeure sur le tas.

Il doit faire ses classes.

Marc Bergevin a occupé diverses tâches avec les Blackhawks de Chicago durant sept ans avant d’être le DG à Montréal.

Idem pour ses prédécesseurs Pierre Gauthier, Bob Gainey et André Savard.

Mathieu Darche, Stéphane Quintal, Daniel Brière, Roberto Luongo et Marc Denis sont indéniablement des personnes de grande qualité.

Mais ont-ils tout ce qu’il faut pour devenir DG du Canadien dans le contexte où se trouve l’organisation ?

Je réponds non, mais je ne demanderais qu’à être surpris. 

La première ronde des entrevues ne serait pas terminée de sorte que personne ne saurait s’il sera de la prochaine. 

Mais à titre de prétendant de luxe, il serait normal que Roy ait droit à une deuxième rencontre. 

Une équipe pour Petry...  

Les tâches d’un vice-président des opérations hockey diffèrent selon les équipes. Le grand Nicklas Lidstrom, qui a été nommé à ce poste chez les Red Wings de Detroit hier, travaillera de Suède.

Ainsi va le monde à l’heure de la COVID-19 et d’internet.

Une partie de ses tâches consistera à suivre le travail des défenseurs de l’équipe avec laquelle il a remporté le trophée Norris à sept reprises.

On jase, mais quand on y pense, il pourrait être le conseiller idéal pour remettre la carrière de Jeff Petry sur les rails.

Encore faudrait-il que le CH échange le vétéran de 34 ans aux Red Wings, direz-vous, mais les astres pourraient s’aligner.

Chez lui

Certains événements dans sa vie permettent de croire que Petry en est à ses derniers milles à Montréal. 

Le défenseur a fait savoir hier que sa conjointe et ses enfants ne seront pas avec lui pour le reste de la saison.

La dame estime qu’en raison des mesures sanitaires moins restrictives au Michigan, sa famille pourra vivre dans un environnement plus normal.

On peut penser que Petry ne détesterait pas poursuivre sa carrière dans sa ville natale, lui dont le père a été lanceur étoile et membre de la formation championne de 1984 des Tigers.

Ça va mieux

Les Wings, qui présentaient une fiche de ,500 avant leur match d’hier, font mieux cette saison. Ils ont ralenti ces derniers temps, mais ils étaient à quatre points du huitième rang dans l’Est.

Ils jouent bien à domicile. C’est cependant plus difficile sur les patinoires adverses. 

Les jeunes Moritz Seider (défenseur) et Lucas Raymond (ailier droit), sixième et quatrième choix aux repêchages de 2019 et 2020, se tirent bien d’affaire.

Dylan Larkin et Tyler Bertuzzi sont des valeurs sûres. Pius Suter et Filip Hronek continuent leur progression.

L’équipe semble sur la bonne voie après des années de grosses misères. Mais elle a besoin de renfort à la défense.

Petry serait sans doute heureux de pouvoir lui venir en aide.

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