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Le projet de mégaporcherie à Saint-Adelphe continue de susciter l’inquiétude

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Des élus et un représentant de la MRC se sont rencontrés pour donner suite aux nombreuses inquiétudes des citoyens face au projet de mégaporcherie mardi à l’hôtel de ville de Saint-Adelphe. Pendant ce temps, les opposants attendent toujours un retour d’appel de la député et ministre Sonia Lebel.

Selon le maire Paul Labranche, plus d’une quarantaine de personnes ont fait part de leurs questions et inquiétudes depuis la rencontre d’information du 14 décembre. 

Un comité composé du maire, deux conseillers, de la directrice générale adjointe ainsi qu’un représentant de la MRC s’est tenu mardi après-midi afin de faire le point et formuler des recommandations. 

Ce qui en ressort selon lui, c'est que l'acceptabilité sociale semble plus difficile. Le comité doit donc produire un rapport qu’il soumettra à l’ensemble du conseil municipal le 7 février. «On va demander des mesures d’atténuation c’est certain. Notamment pour le contrôle des odeurs et la consommation d’eau», a précisé le maire.

Mais Paul Labranche est catégorique. Seul le gouvernement peut arrêter ce projet de 11 997 porcs répartis en trois bâtiments de 3999 bêtes, construits à 150 mètres de distance. Rappelons que le seuil minimal afin que le Bureau d’audiences publiques sur l’environnement se penche sur ce type de projet est de 4000 bêtes.

Du côté des opposants, Nathalie Lefebvre et Véronique Bégin attendent toujours des réponses de la députée Sonia Lebel et du ministre de l’Environnement Benoit Charrette. 

«Nous n’avons pas eu de retour malgré des lettres envoyées. On souhaite rencontrer madame Lebel pour qu’elle s’implique davantage dans le dossier. Il faut obtenir un délai afin que nos questions soient répondues», a souligné Véronique Bégin.

Un silence radio de la CAQ attire de vives critiques de la porte-parole de l'opposition officielle en matière d’environnement, Isabelle Melançon. «Le ministre Charrette pourrait décider de lancer un BAPE et il ne veut pas le faire. En ce qui concerne Sonia Lebel, j’ai relancé Sonia Lebel, je l’ai interpellée sur les médias sociaux. C’est silence radio.»

L’un des promoteurs se défend

Bien que la porcherie soit associée depuis le début à Patates Dolbec de Saint-Ubalde, la compagnie souhaite rectifier le tir. Ce n'est pas elle, mais bien Olymel qui a amorcé le projet. L'implication de Patates Dolbec dans ce projet est, selon le directeur général Hugo D’Astous plus limitée. 

« Notre implication c’est de mettre une de nos terres à la disposition d’Olymel et de son partenaire pour qu’ils puissent construire leurs installations. 

« On ne va pas opérer le site et nous ne sommes pas investisseurs dans ce projet. On fournit les terres et en contrepartie, on va récupérer le lisier dans le but de réduire l’utilisation d’engrais chimiques.»

L'impact sur l'environnement serait minime selon le directeur général, qui ajoute que le site est à l’écart des secteurs résidentiels. 

Questionné sur une implication potentielle du BAPE, monsieur D’Astous souligne que le projet est tout à fait légal. 

«Il y a de nombreux projets qui se font comme ça dans l’industrie porcine et bovine. Ils construisent une étable à chaque 150 mètres pour satisfaire les critères. Est-ce que la loi est parfaite ? Non, mais ce sont les règles en place.»