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Les droits d’accès d’un père suspendus en raison de ses discours complotistes

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Un juge a suspendu, pour une courte période, les droits d'accès d'un père à son enfant de 12 ans en raison de ses comportements anti-vaccins.

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«Dans ce cas, il y a un discours qui est complotiste, il y a des publications Facebook où l'on parle du fait qu’on ne devrait pas mettre de masque, c’est ce qui a préoccupé le juge», a mentionné Me Valérie Assouline, avocate en droit de la famille et de la jeunesse.

Le juge a tranché en faveur de la mère pour protéger l’enfant de 12 ans qui devait faire face à des mentalités complètement différentes chez ses parents.

«C’est certain si l’enfant a un double discours à la maison, d’un côté il se fait dire que les mesures sanitaires sont importantes et chez son père, il se fait dire que le masque n’est pas important. Le juge a décidé que c’était plus dans l’intérêt de l’enfant d’habiter chez sa mère», a expliqué Me Assouline. 

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Selon cette spécialiste, ce n’est pas nécessairement le fait qu’il était contre les mesures, mais plutôt le discours qu’il exprimait qui a poussé le juge à rendre cette décision.

«C’est que le père n’a même pas expliqué pourquoi il était contre les mesures, mais en plus les publications de ce père ont été préoccupantes et c’est plutôt ça qui a fait pencher la balance selon moi», a expliqué l'avocate.

Elle croit que le père pourrait ravoir ses droits d'accès s'il accepte la vaccination ou qu'il propage moins ses opinions anti-vaccins.

Qu’en est-il de la jurisprudence?

De plus en plus de cas comme celui-ci pourraient être présentés devant les tribunaux parce que les parents ne sont pas toujours en accord sur ce que leur enfant devrait faire. Cependant, selon cette avocate, les juges pencheront plus souvent en faveur du vaccin et des mesures sanitaires pour le moment.

«C’est sûr que la tendance jurisprudentielle, c’est qu’un parent qui a un discours complotiste va avoir de la difficulté devant un tribunal, donc il faut faire attention aux messages que l’on envoie à un enfant (...) c’est dans l’intérêt de l’enfant d’être vacciné et de respecter les mesures sanitaires», a-t-elle ajouté.