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Trois policiers de la SQ mis sur la touche

Ils ont pris part à une assemblée de complotistes

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Captures d’écran d’une vidéo de Policiers pour la liberté Les agents de la SQ Marie-Claude Nadeau et Ion Patras ont pris la parole lors de cet événement anti-mesures sanitaires et ont été affectés à une autre fonction.

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La Sûreté du Québec a muté à des tâches administratives ses trois policiers qui ont participé récemment à une assemblée de complotistes pour dénoncer les mesures sanitaires en lien avec la COVID-19.

• À lire aussi: Sûreté du Québec: trois policiers anti-mesures sanitaires sous enquête

Cette mesure a été décrétée en attendant les résultats d’une enquête interne de la division des normes professionnelles de la Sûreté du Québec (SQ), a appris notre Bureau d’enquête jeudi.

Les trois agents, Marie-Claude Nadeau, Ion Patras et Stéphane Lamarre, ont pris part dans les dernières semaines à un événement organisé par un groupe de pression appelé Policiers pour la Liberté Québec.

Dans des images mises en ligne le 30 décembre dernier, on voit deux d’entre eux affirmer avoir un malaise à faire appliquer les décrets sanitaires en vigueur dans la province.  

« Nous ne pouvons pas participer aveuglément à l’exécution d’un mandat qui viole les lois de notre pays », peut-on voir l’agent Patras mentionner sur scène. 

« Je vis un conflit de loyauté parce que je dois appliquer de nouvelles recommandations décidées par décret et non votées par l’ensemble des élus à l’Assemblée nationale qui sont contre mes valeurs parce qu’elles se veulent discriminatoires », clame à son tour Marie-Claude Nadeau.

Le troisième policier, Stéphane Lamarre, n’a pas pris la parole lors de l’événement, mais il apparaît sur une vidéo de promotion du groupe. 

Désapprobation 

Leurs déclarations ont suscité une désapprobation quasi unanime de la classe politique et policière.

La ministre de la Sécurité publique Geneviève Guilbault s’est notamment dite « très préoccupée » par la situation à la suite de nos révélations mercredi. 

« Que des policiers soient personnellement en désaccord avec des mesures, c’est une chose. Qu’ils le manifestent publiquement en disant qu’ils n’appliqueront pas nos lois, ce n’est pas acceptable », a-t-elle souligné par écrit. 

La SQ tente de savoir si ses policiers ont enfreint leur code de discipline et les règles sanitaires.

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