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Bilan de fin de saison de la NFL: les honneurs individuels

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Avec la saison qui prend fin vient le moment de se prononcer sur les principaux honneurs individuels dans la NFL, qui seront décernés avant le Super Bowl. Question de devancer l’exercice qui sera mené dans la réalité, Le Journal vous propose ses choix dans les principales catégories. 

Joueur le plus utile  

AARON RODGERS (quart-arrière, Packers)

Photo d'archives, AFP

Un débat pourrait être de mise pour déterminer le lauréat entre Aaron Rodgers et Tom Brady. Après tout, Brady domine dans des catégories statistiques majeures comme les verges (5316 contre 4115) et les passes de touché (43 contre 37). Or, ce titre doit être plus que le reflet de quelques chiffres. Pendant toute la saison, Rodgers a été solide derrière ce qui était la moitié de sa ligne offensive de 2020. Il mise bien sûr sur Davante Adams, mais le reste de ses receveurs n’a rien à voir avec l’armada de munitions dont dispose Brady. Encore une fois, Rodgers a protégé le ballon comme son propre bébé avec seulement quatre interceptions. C’est ce qui l’élève au-dessus des autres.


MENTIONS HONORABLES :   

  • Tom Brady (quart-arrière, Buccaneers) : Comme mentionné, Brady est le plus méritoire après Rodgers. À 44 ans, ce qu’il accomplit est littéralement surhumain.   
  • Joe Burrow (quart-arrière, Bengals) : Ne cherchez pas longtemps la différence entre les Bengals de 2020, avec Burrow sur la touche, et ceux de 2021, avec Burrow sur le terrain.  
  • Cooper Kupp (receveur, Rams) : Il a été écrit à maintes reprises dans ces pages que le titre de joueur le plus utile revenait trop souvent à des quarts. Si un autre joueur mérite d’être considéré, c’est bien Kupp.     

Joueur offensif  

COOPER KUPP (receveur, Rams)

Photo AFP

À défaut de remporter le titre de joueur le plus utile, Kupp devrait mettre la main sur l’honneur de meilleur joueur offensif. Il est devenu le quatrième receveur seulement à remporter la triple couronne, après Jerry Rice, Sterling Sharpe et Steve Smith, parce qu’il a à la fois dominé pour les réceptions (145), les verges (1947) et les touchés (16). C’est une saison phénoménale pour celui qui est passé à cinq réceptions et 18 verges d’établir deux records. Le porteur Jonathan Taylor est un autre candidat intéressant, mais la fin de saison en queue de poisson des Colts et le fait qu’ils ne soient pas des séries lui coûteront des votes.


MENTIONS HONORABLES :  

  • Jonathan Taylor (porteur, Colts) : Avec 1811 verges au sol et 20 touchés au total, Taylor a transporté l’attaque des Colts sur ses épaules. Il a été de loin le meilleur porteur, même si la blessure de Derrick Henry a changé la donne.  
  • Deebo Samuel (receveur, 49ers) : Samuel a terminé cinquième avec 1405 verges sur des réceptions, en plus d’ajouter 365 verges au sol et huit touchés, pour un total de 14.  
  • Aaron Rodgers (quart-arrière, Packers) : De plus en plus, les titres de joueur le plus utile et joueur offensif sont séparés, ce qui est une bonne chose. Rodgers serait néanmoins un candidat évident.      

Joueur défensif  

T.J. WATT (secondeur, Steelers)

Photo AFP

C’est l’une des catégories où il risque d’y avoir le plus de débats. Watt a bouclé l’année en égalant le record de sacs du quart de Michael Strahan avec 22,5, même s’il a raté deux matchs. Plusieurs répliqueront que les sacs ne font pas foi de tout, mais c’est quand même toute une récolte ! Watt a aussi eu le don de réaliser les gros jeux dans les grands moments, notamment en provoquant cinq échappés. Dans plusieurs matchs, il a joué un rôle instrumental et les Steelers lui doivent en partie leur présence en séries. Il suffit de penser aux victoires serrées face aux Titans (1,5 sac, 1 échappé provoqué et recouvré) ou aux Ravens (3,5 sacs, 1 échappé provoqué).


MENTIONS HONORABLES :  

  • Aaron Donald (plaqueur, Rams) : Plusieurs estiment que Donald mériterait de remporter cet honneur pour une quatrième fois parce qu’il n’a pas son égal année après année. C’est une position louable.  
  • Trevon Diggs (demi de coin, Cowboys) : Avec 11 interceptions, le demi de coin des Cowboys a souvent fait la manchette. Il se fait encore battre, mais a le flair pour le jeu payant.  
  • Myles Garrett (ailier défensif, Browns) : Malgré toutes les statistiques ridicules de Watt, Garrett est le joueur qui a appliqué le plus de pressions sur les quarts adverses avec 52.     

Retour de l’année  

JOE BURROW (quart-arrière, Bengals)

Photo d'archives, AFP

À cause de la nature horrifiante de sa blessure en 2020, Dak Prescott devrait hériter de la faveur populaire. Que le lauréat soit lui, Joe Burrow ou Nick Bosa, il y a là trois fantastiques histoires de beaux retours au jeu. Il ne faut pas oublier que Burrow a subi une déchirure de deux ligaments dans un genou et qu’il a été phénoménal pour ramener les siens en séries pour la première fois en cinq ans. Avec 4611 verges et 34 passes de touché en 16 matchs, en plus d’une moyenne de 8,9 verges par passe tentée, le quart-arrière des Bengals a démontré qu’il pouvait transformer cette équipe. Prescott, même s’il a brillé, a vécu quelques passages à vide durant la saison.


MENTIONS HONORABLES :  

  • Dak Prescott (quart-arrière, Cowboys) : Accumuler 4449 verges et 37 passes de touché après une fracture de la cheville, c’est magistral. Bravo !  
  • Nick Bosa (ailier défensif, 49ers) : Bosa avait subi une dévastatrice blessure au genou en 2020 et il a rebondi avec 15,5 sacs et quatre échappés provoqués.  
  • Von Miller (secondeur, Rams) : Miller n’a pas joué du tout en 2020 et est revenu avec 9,5 sacs. Le vétéran semble trouver ses repères lentement mais sûrement à Los Angeles.     

Recrue offensive  

JA’MARR CHASE (receveur, Bengals)

Photo d'archives, AFP

Il y a plusieurs excellents candidats, mais aucun n’a eu l’impact de Ja’Marr Chase au sein de l’attaque. Avec 81 réceptions, 1455 verges, 13 touchés et 18 verges par réception, il a été la cible de choix de Joe Burrow dès le début de la saison, comme à leurs beaux jours à LSU. Les Bengals doivent continuer d’investir sur la ligne offensive pour mieux protéger leur quart, mais l’arrivée de Chase a grandement facilité sa vie. Certains lui préféreront Mac Jones, qui a été le meilleur quart de sa cuvée ou Creed Humphrey, qui s’est imposé comme l’un des meilleurs centres de la ligue, mais Chase a eu un impact trop majeur pour l’ignorer. Burrow et lui ne font que commencer à faire de la magie. 


MENTIONS HONORABLES :  

  • Creed Humphrey (centre, Chiefs) : Humphrey s’est vite imposé comme un centre dominant. Le site analytique Pro Football Focus lui a octroyé la meilleure note pour une recrue depuis 2014.  
  • Mac Jones (quart-arrière, Patriots) : Sa saison de 3801 verges, 22 touchés et 13 interceptions a contribué à relancer les Patriots. Des débuts impressionnants.   
  • Jaylen Waddle (receveur, Dolphins) : Il a établi un record avec 104 réceptions, en plus de gagner 1015 verges et d’inscrire six touchés.      

Recrue défensive  

MICAH PARSONS (secondeur, Cowboys)

Photo d'archives, AFP

C’est assurément la catégorie où il y a le moins de débats tellement Parsons est à des années-lumière devant le reste de la compétition. Parsons a été électrique pour les Cowboys avec 84 plaqués, 13 sacs du quart, 47 pressions et trois échappés provoqués. Le plus impressionnant dans le cas du 12e choix au total est qu’il a été appelé à jouer autant comme secondeur intérieur qu’à l’extrémité de la ligne défensive quand le besoin se faisait sentir en l’absence de joueurs clés. Sur le terrain, il semble une fraction de seconde avant les autres tellement sa vitesse détonne. Il rend aussi de fiers services en couverture de passe et sera l’homme à tout faire des Cowboys pour les années à venir.


MENTIONS HONORABLES :  

  • Jevon Holland (maraudeur, Dolphins) : Le maraudeur canadien est partout sur le terrain avec deux interceptions, 10 passes rabattues, 2,5 sacs et trois échappés recouvrés.  
  • Patrick Surtain II (demi de coin, Broncos) : Les Broncos ont été critiqués d’ignorer un quart-arrière au repêchage, mais Surtain a été solide avec quatre interceptions et un touché.  
  • Jeremiah Owusu-Koramoah (secondeur, Browns) : Le secondeur des Browns a été excellent en couverture de passe. Il couvre beaucoup d’espace.     

Entraîneur de l’année  

MIKE VRABEL (Titans)

Photo d'archives, AFP

Il n’y a aucun entraîneur qui a fait mieux avec ce qu’il avait sous la main que Mike Vrabel. Non seulement il a guidé les Titans vers un deuxième titre de division de suite, mais son équipe aura aussi l’avantage du terrain en séries. Tout ça, malgré le fait que les Titans ont eu recours à 88 joueurs cette saison, un record si l’on exclut les années de grève dans la NFL. La blessure de Derrick Henry a fait grand bruit, mais il y en a eu une panoplie d’autres. Pourtant, le calendrier ne faisait pas de cadeau aux Titans, qui ont quand même montré un solide dossier de 8-3 face à des clubs dotés de fiches gagnantes. Les excuses auraient été toutes désignées pour un effondrement, mais Vrabel a bien dirigé les troupes.


MENTIONS HONORABLES :  

  • Matt LaFleur (Packers) : LaFleur a le bonheur et le malheur d’être à la tête d’un club qui mise sur Aaron Rodgers. Il n’aura donc jamais le crédit qui lui revient pour ses 39 victoires en trois saisons.   
  • Bill Belichick (Patriots) : Bill Belichick a fait un solide boulot pour reconstruire l’alignement après avoir raté les séries et l’équipe a vite rebondi même en s’adaptant à un nouveau quart-arrière en Mac Jones.   
  • Nick Sirianni (Eagles) : Pas un des six autres entraîneurs de première année n’a mené son équipe en séries. Sirianni avait été un choix contesté pour les Eagles.     

3 surprises     

  1. Bengals : Bien malin celui qui leur aurait prédit 10 victoires et un titre de division. Il faudra maintenir la cadence dans une cruelle division.  
  2. Eagles : Plusieurs voyaient les Eagles comme un club en reconstruction, parmi les pires de la ligue. Les voilà en séries, avec trois choix de 1re ronde en poche.  
  3. Raiders : À la base, les Raiders ne semblaient pas être des prétendants pour les séries. Puis, il y a eu Jon Gruden. Puis, il y a eu Henry Ruggs. Puis, une énorme fin de saison !     

3 déceptions     

  1. Browns : Ils semblaient en réelle ascension en 2020 et ils ont investi massivement sur leur alignement, surtout en défensive. Baker Mayfield n’a pas été en santé, mais quand même...  
  2. Washington : Il y avait enfin un brin d’espoir l’an dernier avec une présence en séries. La défensive mordante est disparue et l’attaque se cherche toujours autant.  
  3. Seahawks : C’est une première saison perdante depuis 2011 et tour à tour, l’attaque et la défensive ont connu d’énormes creux.