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Cette entreprise offre un congé par mois pour les douleurs menstruelles

Cette entreprise offre un congé par mois pour les douleurs menstruelles
Photomontage: Julie Verville

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Crampes au ventre, migraines, fatigue extrême, nausées... Ces symptômes dus aux menstruations vous sont familiers? Certaines compagnies marchent en avant de la parade et décident d’offrir un congé par mois en raison des douleurs menstruelles.

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C’est notamment le cas de Clark Influence, une agence marketing de Montréal. C’est l’ancienne directrice des comptes qui a amené cette idée au fondateur et PDG de Clark Influence, Nicolas Bon. En lui parlant de plusieurs compagnies qui avaient des politiques progressives pour le bien-être des employés - notamment celle des congés menstruels - l’entreprise a décidé de tester le projet durant six mois, pour finalement la transformer en mesure à plus long terme et l’inscrire comme politique sociale d’entreprise. 

Concrètement, il s’agit d’un jour de repos que les employées peuvent prendre, sans avoir à présenter une prescription médicale. Tout repose sur le climat de confiance que Nicolas Bon tente d’instaurer au sein de l’entreprise. Un environnement qui encourage les femmes à prendre soin d’elles, à s’épanouir dans une entreprise qui se soucie du bien-être de ses employés. 

Un autre point positif de cette politique est qu’elle leur évite de devoir piger dans leur banque de congés maladie si elles doivent s’absenter pour cause de douleurs menstruelles, les sauvant ainsi de cette « double peine : celle de souffrir et celle de devoir prendre un congé personnel » mentionne Nicolas Bon.

Cette entreprise offre un congé par mois pour les douleurs menstruelles
Pamela Lajeunesse

Certaines n’osent pas encore

La mesure a été accueillie très favorablement, même si, jusqu’à maintenant, ce sont 50% des employées qui ont profité de cette journée de repos. L’employeur a encore un travail à faire à ce niveau. « Certaines n’osent pas encore le prendre, alors nous pouvons marteler davantage le message, rappeler qu’ils ne doivent pas avoir peur de la prendre, cette journée » rapporte Nicolas Bon. D’autres n’en profitent pas, car elles n’éprouvent pas de douleurs en lien avec leurs règles. 

Rien d’anormal, puisque ce sont « de 32 à 40 % des femmes qui rapportent des douleurs sévères qui peuvent les amener à s’absenter de l’école ou de leur travail », selon Marianne Rodrigue, coordonnatrice au développement et rayonnement communautaire au Centre de santé des femmes de Montréal. Malgré tout, « près de 90 % des femmes et des personnes qui ont leurs menstruations rapportent vivre des symptômes entourant leurs règles ».

Il s’agit d’une raison suffisante pour mettre des mesures en place et parler ouvertement des menstruations, selon Nicolas Bon. Son vœu : inciter d’autres entreprises à mettre en place des mesures similaires, qui visent par le fait même à favoriser la rétention de la main-d’œuvre et la conciliation travail-famille-vie personnelle. 

Bureau de Clark Influence.
Courtoisie: Clark Influence
Bureau de Clark Influence.

Déstigmatiser les menstruations... d’une autre façon

Chez Womance, on a à cœur le bien-être de la gent féminine d’une autre façon : les produits menstruels – tampons et serviettes sanitaires – sont offerts gratuitement et placés à divers endroits stratégiques depuis près d’un an. Ce qui a le plus surpris Andréanne Marquis, fondatrice de Womance ? « Ce que j’avais sous-estimé avant d’établir cette mesure, c’est que ça ne coûte pratiquement rien à mettre en place, surtout quand on regarde ce que ça amène comme bienfaits! »

D’ailleurs, quels sont-ils? On parle d’une stabilité mentale, « d’enlever cette pression-là sur les épaules des femmes ». Beaucoup de jeunes sont employés chez Womance et Andréanne Marquis est très consciente que de demander un tampon ou une serviette sanitaire lorsqu’on en a besoin peut être gênant. Toutes les conditions sont donc mises en place pour que les menstruations soient vécues de façon simple. 

Et puis, sans avoir instauré officiellement les congés menstruels, Andréanne précise que « chez nous, si ça ne va pas, tu ne rentres pas. Nous sommes très ouverts là-dessus ». 

Andréanne Marquis, au centre, en vert.
Courtoisie: Womance
Andréanne Marquis, au centre, en vert.

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