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Comment rendre mon conjoint plus sensible à mon état?

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Je traverse depuis un an et demi une ménopause difficile. J’ai des bouffées de chaleur épouvantables. Je voudrais grimper dans les rideaux dès que mon conjoint ou que mes enfants me tiennent tête, et quand la discussion s’amorce, j’ai déjà les nerfs dans le plafond. Je n’ai jamais été quelqu’un de posé, mais j’avais toujours été « parlable » avant. Mais là, on dirait qu’un rien m’agresse.

Pas besoin de vous dire que ça rejaillit sur tous les aspects de ma vie, dont l’aspect sexuel. Je n’ai jamais été une spécialiste de la chose, mais avec les années, la dextérité et la patience mon mari, j’étais parvenue à me débrouiller assez bien pour le satisfaire, pendant que lui faisait de son maximum pour améliorer ses performances digitales. Bref, on atteignait le nirvana ensemble plus souvent qu’autrement.

Mais là, avec ce qui se passe avec mes hormones, on dirait que j’ai perdu tout ce que j’avais acquis, et que je ne supporte pas que mon conjoint, que j’aime pourtant, s’y prenne mal à l’occasion avec moi. Un rien m’irrite et vient foutre en l’air les efforts qu’il fait. Je m’en rends compte, mais je suis incapable de ne pas lui reprocher son apparente absence de sensibilité à ce qui m’arrive.

Plus souvent qu’autrement, l’atmosphère est tendue dans la maison à cause de moi, mais je suis incapable de retenir mon envie de sauter dans les rideaux de temps en temps. C’en est même rendu que les enfants m’évitent certains jours, de peur de faire face à la furie du logis.

Je suis consciente de tout ça Louise, mais après coup seulement, et je ne sais plus comment faire pour me retenir de grimper dans les rideaux pour un rien, tant certains jours, j’ai mal partout. Je ne sais plus à quel saint me vouer, et avant de scraper mon couple, je lance un cri à l’aide.

Ménopausée mais pas folle

Je sais que Véronique Cloutier a fait un document sur le sujet qui s’appelle « Loto Méno » qui explore les zones les plus ardues du processus de la ménopause. Des zones dans lesquelles elle a elle-même failli sombrer. Il serait intéressant pour vous de le visionner, car je vous soupçonne de faire partie de ce groupe sélect.

Je vous suggère aussi de vous asseoir avec votre conjoint pour le mettre au courant de l’ensemble de vos malaises, en présence de votre médecin traitant, pour ajouter une plus-value de science dans l’affaire. Une chose est sûre, il va falloir une action concertée de tout le monde dans la maison pour passer au travers en famille. Si vous avez cette volonté-là, ce sera l’occasion pour vous de passer d’un sujet tabou avec lequel vous êtes toute seule à vous démener, à un sujet familial que tout le monde va contribuer à résoudre. Étant entendu que votre médecin vous aide, par une médication, à réduire les poussées extrêmes.