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Drummondville: la libération d’un pédophile récidiviste inquiète ses victimes

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À Drummondville, la libération sans surveillance d’un pédophile récidiviste inquiète une de ses victimes.

Depuis trois semaines, Sylvain Daneault est un homme libre. Âgé de 55 ans, il avait été condamné à sept ans de pénitencier pour des agressions répétées, commises sur une période d’une vingtaine d’années, sur cinq enfants d’âge prépubères, des garçons comme de jeunes filles.

Pierre-Guy Lavoie, la première victime à l’avoir dénoncé, craint pour les enfants qu’il pourrait croiser sur son chemin.

Lors de sorties prélibératoires, M. Daneault avait ouvertement manifesté son intention de ne pas respecter la condition de ne pas se trouver dans les parcs, en présence de mineurs. Il a même refusé à trois reprises de porter un bracelet électronique. Pendant sa détention, il n’avait manifesté aucun remords ni empathie envers ses victimes.

Dans une décision de la commission des libérations conditionnelles de novembre 2020, on considère son risque de récidive élevé.   

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«Vous possédez une faible connaissance de vos facteurs de risque» ont noté les commissaires qui constatent le peu de responsabilisation pour ses gestes et le fait qu’il persiste à se présenter en victime du système.

«Vous avez démontré peu d’investissement et de cheminement thérapeutique depuis le début de votre incarcération» peut-on y lire également.

Pierre-Guy Lavoie considère que ses craintes sont légitimes.

Inscrit au registre des délinquants sexuels, Sylvain Daneault n’a pas le droit de fréquenter les parcs et lieux publics où pourraient se trouver des mineurs. Ses victimes n’ont aucun moyen de savoir s’il a l’intention de revenir vivre dans la région.

En médiatisant la libération de son agresseur, M. Lavoie veut simplement minimiser les risques qu’il fasse de nouvelles victimes.