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Dans la cuisine avec Sylvain Larocque: de la douceur à table

0115 Zeste sylvain larocque
Photo courtoisie

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Sylvain Larocque n’a pas changé sa vie en devenant conseiller municipal auprès de Catherine Fournier à Longueuil, dans le district de Saint-Charles, il la complète.

« Je voulais faire quelque chose pour les autres, et la meilleure façon pour moi de contribuer, c’était d’être impliqué directement dans la vie des gens », me dit-il. 

« Tout cela rend ma vie bien intense, non pas que je manquais d’action. Autant j’aime contribuer, autant je reçois aussi beaucoup de joie de vivre et de passion de cette jeune équipe si stimulante. »

Outre la politique municipale, Sylvain n’a pas le temps de chômer avec sa vie d’humoriste, de conférencier en entreprise, de collaborateur/scripteur/auteur pour de nombreux humoristes. Il a également des projets d’écriture sur la table, dont la préparation de son prochain spectacle qu’il a bien hâte de présenter lorsque la situation sera favorable.

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Photo courtoisie

Bref, la pandémie ne ralentit pas cet homme chaleureux, drôle, qui marie les mots avec maestria, comme le fait un grand chef avec les ingrédients d’une recette.

Sa recette à lui, justement : aider, faire réfléchir, sensibiliser le monde à l’importance du rire salvateur et à un peu plus de douceur. 

Questionnaire gourmand  

Sylvain, commençons par l’essentiel, sur l’échelle de la gourmandise, tu te situes où, de 1 à 10 ?

Je dirais volontiers à 8/10, mais pas tout le temps, j’ai surtout faim le soir :)

Le matin, thé ou café ?

Le matin, c’est surtout du café, car je ne mange pas le matin, ça ne rentre pas, alors je me force à manger une barre protéinée de la marque Builder, de 20 g de protéine, il y a plusieurs saveurs, alors, j’alterne. Sinon, les choses que les gens mangent généralement le matin, moi, eh bien, c’est plutôt le soir au lit avant de me coucher. Sincèrement les amis, ne faites pas ça... (rire)

Comme quoi, ta collation, avant de dormir ?

Gruau ou une toast au beurre d’arachide.

Croissant ou gruau, fruits... ?

Je dirais croissant, mais je suis généralement plus salé que sucré, je choisirais plus facilement une pointe de pizza qu’une pointe de tarte.

Fromage ou dessert ?

Les deux, et idéalement, un gâteau au fromage.

Viande ou poisson ?

Alors très spontanément, la viande. Il faut dire que le poisson, et je l’avoue, ça ne passe pas ou presque pas. En fait, dernièrement, lors d’un voyage à Halifax, j’ai essayé dans des petites cabanes sur le port, des fish and chips de morue fraîche, et c’était incroyable, je pensais détester et c’était formidable, parfaitement moelleux en son centre, et très croustillant à l’extérieur, le gras en prime, bref très bon.

Pour la petite histoire, j’ai une aversion pour le poisson qui remonte à mon enfance. Ma mère avait fait un pâté au saumon qui était sec de chez sec, et je ne voulais pas le manger, ma maman s’est fâchée et je l’ai englouti en trois secondes, réellement, si bien que j’ai été malade toute la nuit. Depuis, le poisson, c’est non, enfin presque. Les fruits de mer, par contre, j’adore ça.

Végé ou carné ?

Carné, même si comme pour beaucoup d’entre nous, je mange de plus en plus de tout afin de varier mon alimentation.

Caramel ou chocolat ?

Chocolat pas trop sucré, j’aime les truffes au chocolat.

Gâteau ou biscuits ?

Plutôt biscuits aux pépites de chocolat, bien décadents, des Oreo évidemment, des pattes d’ours à la mélasse, mais je fais aussi d’excellents scones au fromage et figue.

Sinon, je suis un inconditionnel de la pâtisserie Rolland et de son fameux gâteau Le Grand Rolland que j’apporte toujours à mes amis pour leur anniversaire. Un gâteau entremets fait de biscuit dacquois, croustillant à la noisette, crème brûlée, mousse gianduja, miroir au chocolat, une folie !

Gâteau Le Grand Rolland
Photo courtoisie
Gâteau Le Grand Rolland

Bière ou vin ? 

Vin. J’aime les vins du Nouveau-Monde. J’aime aussi le cahors, les rosés de Provence bien secs. Les vins australiens, les vins californiens de Napa, Sonoma. Le meilleur vin que j’ai bu dans ma vie, c’était à la première du spectacle d’Anthony Kavanagh, après le show, au restaurant du Capitole à Québec, nous avons dégusté Opus One, c’était magique. Évidemment, c’est pour les très grandes occasions.

Bulles ou cocktail pour l’apéro ?

Dry Martini avec du gin et un soupçon de vermouth, car j’aime lorsqu’il est bien sec. Je dois découvrir plus les gins du Québec, car je sais qu’ils sont très bons. J’ai découvert le gin Mononcle (d’ailleurs, c’est le nom de mon chien), c’est bon un bon gin, et ça m’incite donc à en découvrir d’autres. Pour les bulles que je consomme avec modération, le MUMM Napa rosé est très bien.

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Photo Adobe Stock

As-tu une recette chouchoute que tu fais à tes invités ?

Le bœuf braisé aux légumes, ça sent bon dans la maison. Je suis pas mal aussi sur le BBQ et ma tarte aux pacanes a beaucoup de succès. Mes poivrons farcis avec viande hachée, champignons, riz, tomate, gruyère, le tout gratiné, plaisent aussi, le bonheur. Vu que nous sommes en hiver, je suis porté à faire des braisés, des mijotés, que je portionne pour ma semaine ou au congélateur pour plus tard, l’odeur dans la maison, ça sent la tendresse.

Raconte-moi la réalisation culinaire dont tu es fier.

En fait, il faut que je te raconte quelque chose de spécial. Ma mère est décédée en 2014 et avant qu’elle nous quitte, je lui ai demandé de me faire un recueil de ses recettes que je voulais absolument avoir pour pouvoir les refaire. Elle a pris le temps avec beaucoup de courage, car elle avait du mal à écrire les recettes manuscrites à la fin de sa vie. Je l’appelais ensuite pour recueillir encore quelques informations sur les quantités qui n’étaient pratiquement pas énoncées. Combien de basilic, maman ? Un peu, comme tu veux, la quantité qu’il faut, me répondait-elle... C’est un cadeau inestimable, qui me touche beaucoup, car lorsque je prends son livret et que je pige dedans pour faire une recette afin de reproduire exactement les saveurs qu’elle nous avait si souvent servies, les souvenirs remontent instantanément, c’est beau.

Refaire une recette de ma mère et que celle-ci se rapproche le plus possible des saveurs de mon enfance est ce qui me rend le plus fier.

Dis-nous qu’il t’est déjà arrivé de servir un plat complètement raté... 

Un jour de janvier, il y a quelques années, j’ai fait une dinde à des gens que j’accueillais chez moi avec ma conjointe de l’époque, et l’information que j’avais était qu’il fallait mettre la dinde à l’envers pour la cuisson... Comme pour la toast au beurre d’arachide, avant de se coucher, ne faites pas ça les amis. Une catastrophe, toi, pas mangeable, tout effoirée, pleine de gras de cuisson, ouf, parfois, il ne faut pas toujours écouter le monde, vaut mieux écouter sa mère. 

Carnets d’adresses  

Tes restos préférés ?

Pour le petit déjeuner, mon rituel avec les humoristes avec lesquels je collabore, c’est d’aller dans un lieu chaleureux et où l’on mange bien, il y a quelque chose de très réconfortant. Avec mon compère Laurent Paquin, par exemple, nous allons au Péché Matinal. Pour moi, c’est le meilleur restaurant déjeuner de la Rive-Sud de Montréal. J’y fais souvent mes rendez-vous de travail, mais j’y vais aussi lorsque j’ai faim et que je veux me gâter. Lorsque nous avons écrit le spectacle avec Philippe Bond, nous allions au Toi Moi et Café, rue Laurier, à Montréal, un rituel là aussi pour nous deux. Le Club Chasse et Pêche, c’est vraiment un excellent restaurant.

Restos préférés à l’extérieur de Montréal ?

J’adore le restaurant italien Primi Piatti, à Saint-Lambert, superbe cuisine, très belle carte des vins, bon service, tout est impeccable, vraiment un de mes restaurants chouchous. Ristorante Il Teatro, à Québec, c’est toujours la fête, ce resto. Le Rotini à l’encre de seiche aux 4 fromages était à se jeter par terre, magique.

Une boutique culinaire chouchoute ?

La Shop à Pâtes, à Longueuil.

La Shop à Pâtes
Photo tirée de Facebook
La Shop à Pâtes

Produits culinaires chouchous ?

J’adore me faire de vraies frites maison, à la belge, en deux cuissons. Pis si je n’ai pas le temps, je vais chez Frite Alors !

Plat préféré au restaurant ?

Les ris de veau. Ceux du restaurant Le Saint-Amour, à Québec, goûtent le ciel.

De quoi ne peux-tu pas te passer en cuisine ?

Échalote verte, cheddar fort, sauce piquante Frank’s RedHot, ma pierre de cuisson pour mes pizzas maison, c’est top.

Un coup de cœur culinaire ?

La tourtière du lac de mon ami humoriste Simon Delisle, la vraie, avec la cheminée pis toute, celle qui cuit des heures et des heures et qui te donne du bonheur. Il m’a donné sa recette, c’est un très gros coup de cœur culinaire. Il nous donne même la viande pour la faire, un truc de fou.

Gourmandise coupable ?

La poutine, je m’en fais aussi avec de bonnes choses dedans, dont un peu de foie gras dans la sauce.

Ton style de cuisine préféré ?

Cuisine française et italienne.

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