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Entraîneur-chef du Canada: «Une occasion extraordinaire», affirme Claude Julien

L’entraîneur Claude Julien tentera de mener l’équipe canadienne olympique à la médaille d’or à Pékin

Entraîneur-chef du Canada: «Une occasion extraordinaire», affirme Claude Julien

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Pour une deuxième olympiade consécutive, l’équipe de hockey canadienne ne sera pas garnie de joueurs de la LNH. Toutefois, derrière son banc, elle pourra miser sur l’un des entraîneurs les plus chevronnés.

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«Une occasion extraordinaire»

Il avait déjà été annoncé qu’en l’absence des patineurs du circuit Bettman à Pékin, Claude Julien remplacerait Jon Cooper comme entraîneur-chef du Canada. 

L’ancien pilote du Canadien s’est adressé vendredi après-midi aux médias, en compagnie de Shane Doan, qui agira à titre de directeur général de la formation, et de Scott Salmond, qui occupera le poste de directeur du personnel des joueurs.

« Aller aux Jeux olympiques, c’est une occasion extraordinaire. Je veux revenir avec une médaille d’or pour notre pays et pour nos joueurs. Ils ont payé des prix ultimes pour continuer à jouer. Ce serait une belle récompense pour eux », a indiqué le Franco-Ontarien.

Julien a déjà vécu l’expérience olympique. En 2014, il faisait partie du groupe d’adjoints qui avait épaulé Mike Babcock. À Sotchi, le Canada avait fait table rase, défendant avec succès son titre olympique acquis quatre ans plus tôt à Vancouver.

Pour Julien, il s’agissait d’un autre fait d’armes à ajouter à son tableau de chasse après la coupe Stanley conquise, à la tête des Bruins de Boston, en 2011. 

« Enfant, on grandit en rêvant à la LNH et à la coupe Stanley. Ils sont rares ceux qui rêvent aux Jeux olympiques, a convenu Julien. Et pourtant. Ce que j’ai vécu en 2014, c’était incroyable. Entre une coupe Stanley et une médaille d’or, la différence n’est pas si grande. Se retrouver parmi les meilleurs et représenter ton pays, c’est fantastique. »

Claude Julien et Mike Babcock avaient guidé le Canada vers l’or aux Jeux olympiques de Sotchi, en Russie, en 2014.
Photo d’archives
Claude Julien et Mike Babcock avaient guidé le Canada vers l’or aux Jeux olympiques de Sotchi, en Russie, en 2014.

Pas avant le 24 janvier 

Cette fois, Julien et ses acolytes tenteront de ramener l’or au pays après avoir dû se contenter de la médaille de bronze, un résultat tout de même très satisfaisant étant donné les circonstances à Pyeongchang, en Corée du Sud (les joueurs de la LNH n’y étaient pas).

L’équipe canadienne tiendra son camp d’entraînement en Suisse à compter de dimanche. Ce n’est pas avant le 24 janvier que l’on connaîtra la composition finale de la formation.

«  On veut prendre le temps de continuer d’évaluer les joueurs. Également, on veut s’assurer qu’ils sont en santé avant de dévoiler notre équipe », a spécifié Salmond.

Avant de partir pour la Chine, Équipe Canada disputera un match préparatoire contre la Suisse, à Zoug, le 1er février. Une fois sur place, le 7 février, elle affrontera les États-Unis dans un duel hors-concours, deux jours avant l’ouverture officielle du tournoi olympique.

Le groupe de joueurs qui se présentera à Julien et à l’état-major de la formation canadienne sera loin de leur être inconnu.

Au cours de l’automne, Julien a eu la chance de diriger l’unifolié à la coupe Channel One, en Russie.

« Ça s’ajoute au bagage d’expérience. Ça a été une belle occasion d’évaluer les joueurs. On a également pu voir la Russie, la Suède et la Finlande à l’œuvre », a-t-il raconté.

Power et McTavish pas confirmés

Les États-Unis ont dévoilé jeudi leur formation qui s’envolera vers Pékin. Une délégation très jeune au sein de laquelle on ne retrouve rien de moins que 15 hockeyeurs de la NCAA.

Il serait surprenant que le Canada adopte la même philosophie. Néanmoins, la semaine dernière, Darren Dreger, de TSN, a soutenu que les postes d’Owen Power et de Mason McTavish étaient déjà confirmés.

« Rien n’a été annoncé pour l’instant, a assuré Julien. Ce sont de jeunes joueurs pour qui nous avons un immense respect. Ils font assurément partie des discussions. »

Power, un défenseur de 19 ans, a été le premier choix du dernier repêchage, par les Sabres de Buffalo. Sélectionné deux rangs plus loin, McTavish, un centre de 18 ans, a disputé neuf matchs avec les Ducks d’Ahaheim de la mi-octobre à la mi-novembre.

Les deux étaient des rouages importants d’Équipe Canada junior avant que le Mondial junior ne soit interrompu.

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