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Mesures sanitaires: Amalega collectionne les condamnations

francois amalega bitondo
Photo Michaël Nguyen François Amalega Bitondo, coupable

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Les condamnations s’accumulent pour le complotiste François Amalega Bitondo, qui en a reçu deux autres aujourd'hui, même s’il jure qui ne paiera jamais ses amendes.

« Payer n’est pas une option... La prison serait l’idéal, sinon je pourrais faire des travaux compensatoires si c’est pour enseigner à des enfants à l’école. Pour ça, je serais volontaire », a dit l’antimasque au Journal, aujourd'hui devant le palais de justice de Montréal.

Amalega, 43 ans, voulait « contester » deux amendes de 1500 $ pour n’avoir pas respecté le couvre-feu en janvier 2021. Sauf que comme il refuse de porter le couvre-visage et qu’il n’a pas de condition médicale, il n’a pas pu entrer dans l’édifice.

Pas coopératif

« Le tribunal a déjà procédé avec des défendeurs via la plateforme Teams, a expliqué dans la salle le juge de paix Pierre-David Cyr. Il sait qu’il peut demander une telle comparution, mais il a préféré refuser de venir. »

Le procès s’est donc déroulé sans le complotiste, mais avec un policier qui a témoigné sur l’arrestation d’Amalega Bitondo, le 9 janvier 2021, lors d’une manifestation contre le couvre-feu qui entrait en vigueur ce soir-là.

« Il n’était pas coopératif, il ne voulait pas s’identifier, il s’est couché à terre », a expliqué l’agent.

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Photo d'archives, Agence QMI

  

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À la chaîne

L’audience de 12 minutes s’est soldée par la condamnation du complotiste à payer l’amende de 1000 $, plus les frais d’environ 500 $. Quelques heures plus tard, il était à nouveau condamné, cette fois pour avoir brisé le couvre-feu le 17 janvier 2021.

Depuis le début de la pandémie, Amalega a accumulé plus de 60 000 $ de contraventions. Ses contestations ont toutes échoué, si bien qu’il est rendu à huit condamnations pour non-respect de la Loi sur la santé publique

Et s’il n’a toujours rien payé, les répercussions s’en viennent puisque dans un des dossiers, il a dépassé le délai de 90 jours pour sortir son chéquier. 

Il s’agissait d’une contravention pour ne pas avoir respecté le couvre-feu, mais, fait particulier, c’est Amalega Bitondo qui était lui-même allé au poste de police pour demander d’être emprisonné. À la place, les policiers lui ont collé une amende.

« Le défendeur a ensuite accepté de marcher jusqu’à chez lui », indique le document de cour.

Si Amalega Bitondo s’obstine à refuser de payer, le percepteur des amendes pourrait lui donner des chances de se « revirer de bord ». Il pourrait aussi demander à réaliser des travaux compensatoires ou, en dernier recours, aller en prison.

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