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Omicron: une chute «considérable» à prévoir après le pic

Très prochainement au Québec et en Ontario

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Les nouvelles modélisations de l’Agence de santé publique du Canada (ASPC) pointent vers une chute «considérable» des cas une fois le pic de la vague d’Omicron atteint, ce qui pourrait arriver très prochainement au Québec et en Ontario.

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La Dre Theresa Tam, cheffe de l’ASPC, juge plausible que le taux de contagion dans ces deux provinces, qui ont été les premières à avoir été heurtées de plein fouet par le nouveau variant, commence à se stabiliser.

C’est l’avis aussi de la santé publique du Québec, qu’a relayé jeudi le premier ministre François Legault. Selon la Dre Tam, la semaine prochaine sera cruciale pour cette raison.

La question qui taraude la Santé publique est la durée à prévoir de ce plateau : puisque le nombre de nouveaux cas quotidiens reste très élevé, les hospitalisations continueront d’augmenter tant et aussi longtemps que les bilans seront lourds.    

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«Avec les premiers signes indiquant que la flambée des cas et des hospitalisations a peut-être culminé dans certaines parties des États-Unis et du Royaume-Uni, on espère que l'impact le plus lourd sera bientôt terminé dans ces pays», a déclaré le Dr Howard Njoo, bras droit de Theresa Tam. «De même, si la trajectoire du Canada continue de suivre une trajectoire similaire, nous espérons que les cas atteindront bientôt un pic», a-t-il ajouté.

Le portrait risque d’être bien différent pour les autres provinces, où Omicron est en ascension importante. L’ASPC s’attend à une «très intense» augmentation des cas dans les prochaines semaines, ce qui à coup sûr se reflétera dans les hôpitaux du pays.

«Trop tôt» pour le stade endémique

En Espagne, la Santé publique a annoncé plus tôt cette semaine qu’elle a l’intention de traiter la COVID-19 comme une grippe saisonnière en raison de la différence marquée entre le taux de mortalité du variant Omicron et celui de ses successeurs.

Le Canada pourrait-il suivre les traces de l’Espagne après la vague d’Omicron? «C’est un peu tôt pour savoir si c’est semblable à la grippe, à l’influenza», croit le Dr Njoo. Puisqu’«on est encore dans le feu de l’action», il faut agir selon l’urgence du moment.

Le directeur par intérim de la santé publique du Québec, le Dre Luc Boileau, a déclaré que la population du Québec avait une «solide immunité» en raison de la vaccination et de l’infection de masse qui résulte de la vague actuelle, sans toutefois se prononcer sur la possibilité de traiter la COVID-19 à la manière d’une grippe.

De toute façon, rien ne garantit encore que la COVID-19 deviendra une «maladie endémique», soit une maladie qui se propage de manière latente et permanente dans la population tout au long de l’année sans grandes «vagues» à proprement parler. C’est la voie que pense emprunter l’Espagne malgré tout.

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