/opinion/columnists
Navigation

Préparez-vous à une rentrée scolaire exigeante

Bloc école
Photo d'archives

Coup d'oeil sur cet article

Depuis quelques jours, nous avons senti à quel point le Québec insiste pour voir ses enfants à l’école. Des pédiatres aux parents, la fréquentation de l’école est décrite comme cruciale autant du point de vue social que pédagogique.

Au fond, il n’y a jamais eu de véritable incertitude. Le gouvernement avait, dès la fin décembre, fixé ce retour en classe au 17 janvier. Malgré tout, ils ont été nombreux ces derniers jours à insister pour ne pas reporter ce moment.

Cette semaine, les témoignages de parents dépassés ont certainement contribué à accentuer la pression. L’apprentissage à distance, on l’a expérimenté. Et on en a aussi compris les limites. Derrière tous ces parents qui ont crié leur désarroi sur les réseaux sociaux, il y a tous ceux qui sont bien plus dépourvus encore et qui ne partagent rien.

Le gouvernement en place n’était pas tellement à convaincre sur la question des écoles. François Legault aime répéter que les écoles sont la dernière chose qu’on peut fermer et la première qu’on doit rouvrir.

Des cas, des cas...

Malgré le consensus assez large en faveur du retour à l’école, cette rentrée ne sera pas de tout repos. Compte tenu de la contagiosité extrême d’Omicron, je crains fort qu’elle fasse vivre aux écoles les semaines les plus difficiles en deux ans.

Des cas, il y en aura un et un autre. On ne fermera plus les classes de façon aussi automatique qu’avant, mais il y aura malgré tout nécessité de fermer certaines classes en raison des éclosions majeures.

Nos écoles ont déjà vécu ce genre de perturbations avec des souches de COVID-19 bien moins contagieuses qu’Omicron. Les dernières semaines nous ont enseigné que lorsque ce variant entre dans une pièce, il se propage efficacement.

Et les enseignants ?

Les enseignants sont parmi ceux qui s’inquiètent et on le comprend bien. On accepte que la COVID circulera un peu plus dans les classes. Eux sont devant la classe. Même avec les mesures de protection et même en reconnaissant comme tout le monde l’importance que les jeunes soient à l’école, ils vivent une certaine appréhension compréhensible.

Lorsque trop de profs se retrouveront en isolement, on craint d’ailleurs de manquer de personnel. C’est l’une des craintes des directions d’école. Le gouvernement pense alors faire appel à des volontaires pour pallier temporairement. Gros défi !

Les dernières annonces du gouvernement suffiront-elles à assurer un retour en classe dit « sécuritaire » ? Les tests rapides vont arriver, mais malheureusement un peu en retard. Les masques N95 seront offerts aux enseignants qui en ont besoin. Devrait-on l’offrir à tous, pour rassurer ?

Quant à la ventilation des classes, il y a beaucoup de travail de fait contrairement à ce qui est souvent véhiculé, mais le gouvernement a perdu le contrôle du message sur ce sujet, ce qui est devenu source d’inquiétude.

Les deux ou trois prochaines semaines risquent d’être sportives dans les écoles. Si nous sommes vraiment une société qui a très à cœur l’éducation, nous aurons une solide occasion de le prouver.

Commentaires

Vous devez être connecté pour commenter. Se connecter

Bienvenue dans la section commentaires! Notre objectif est de créer un espace pour un discours réfléchi et productif. En publiant un commentaire, vous acceptez de vous conformer aux Conditions d'utilisation.